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Bien-être animal. Ils défendent les éleveurs face aux associations de protection animale

Depuis le lancement de l’initiative Lundi vert appelant les Français à consommer moins de viande et de poisson, les réactions s’enchaînent pour défendre la consommation de viande et le métier d’éleveur.

Ils sont ministre, artisans ou syndicalistes et ils défendent éleveurs face aux associations de protection animale. Après la FNSEA et la Confédération paysanne (notre article du 7/01), un autre syndicat d’agriculteurs a apporté son soutien aux éleveurs depuis l’appel de 500 personnalités à se passer de viande ou de poisson au moins une fois par semaine.

Dans un communiqué du 10 janvier, la Coordination rurale (CR) a lancé son propre «  manifeste », estimant « qu’inviter les Français à se priver de viande et de poisson le lundi est une fausse bonne solution aux problèmes soulevés ». Aussi, « plutôt que de s’interdire la viande et le poisson le lundi, appelons chaque citoyen, chaque consommateur, à soutenir ses agriculteurs en ayant une consommation raisonnable et raisonnée, en achetant de la viande issue des élevages les plus vertueux : les élevages français », défend la CR.

Éleveur au milieu de ses vaches au pâturage. © Charly Triballeau/Commission européenne

Les éleveurs « aiment leurs animaux »

Le même jour, profitant d’une rencontre avec les représentants associatifs de la protection animale, le ministre de l’Agriculture a demandé « à ce que cessent les mises en cause systématiques » des éleveurs.
Au cours de cette même rencontre, Didier Guillaume a tenu à rappeler que « les éleveurs français sont bien les premiers acteurs du bien-être », car « ils aiment leurs animaux », et que leur « compétitivité économique» en dépend.

Le ministre a par ailleurs voulu souligner que « de nombreux travaux de recherche et d’innovation étaient d’ores et déjà engagés par les filières pour faire encore évoluer certaines pratiques d’élevage ».

©J-C.GUTNER

Des mots durs dans un message tendre

Lassée « des caillassages de boucheries, charcuteries, poissonneries, fromageries par des militants végans », puis par « les interminables blocages des gilets jaunes qui ont perturbé l’activité des artisans et commerçants avant les fêtes de fin d’année », la Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs (CFBCT) a apporté aussi son soutien à la production de viande et à sa consommation il y a quelques jours.

Considérant l’initiative du Lundi vert comme « un faux-semblant écologique et dont l’unique but est la destruction de notre modèle agricole et gastronomique », elle regrette « qu’une fois de plus, c’est toute une partie de la population qu’on stigmatise : ceux qui produisent, découpent, vendent et mangent des produits carnés, dans un contexte où la cohésion nationale n’a nullement besoin d’être attaquée ».

Furieuse de retrouver un certain nombre d’élus dans la signature de cet appel à ne plus consommer de produits carnés, elle a adressé à chacun d’entre eux une demande d’explications ; laquelle reste à ce jour sans réponse.

Vincent Fermon

Vincent Fermon 2019-01-14T13:25:29+00:00 14 janvier 2019|Categories: Actualité, Agroalimentaire|Mots clés: , , , , , |