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Cap Blanc-Nez. Des moutons boulonnais en transhumance

Samedi 2 juin, un spectacle peu commun s’offre au public : 600 moutons boulonnais partent en transhumance pour rejoindre le mont d’Hubert. Prêts pour l’aventure ?

De 430 à 550 moutons ont annuellement pâturé le cap Blanc-Nez entre 2009 et aujourd’hui. Participez à la transhumance le 2 juin. © O. DELVAUX

Ça en deviendrait presque une habitude… Pour la deuxième année, le public est invité à participer à la transhumance des moutons boulonnais qui vont traverser le cap Blanc Nez samedi 2 juin. 600 moutons, issus de six élevages locaux vont ainsi partir de la place d’Escalles pour rejoindre le mont d’Hubert. L’occasion de faire découvrir au public cette race ovine des Hauts-de-France.
Avant le départ des moutons, les participants sont appelés à participer à une randonnée à 9 h. Animée par Eden 62, elle permettra au public de découvrir le cap Blanc-Nez et de partir à la découverte de sa flore et sa faune. L’occasion de comprendre l’écopâturage mis en place. L’itinéraire passera par les falaises du Blanc-Nez et le Cran d’Escalles, avant de rejoindre à 10 h la place pour le départ de la transhumance.
À la suite de la transhumance, un accueil au Mont d’Hubert permettra de rencontrer les éleveurs et gestionnaires de sites, les éleveurs et les élèves de l’Institut agricole de Genech présenteront la race autour d’un moment de convivialité, et de dégustations.

Pourquoi des moutons sur le cap Blanc-Nez ?
L’intérêt de faire pâturer les moutons sur ces espaces ? Sauvegarder la race ovine boulonnaise en augmentant le nombre d’éleveurs et les effectifs de brebis et béliers, aider à l’augmentation des troupeaux et à l’installation de jeunes éleveurs, à la dynamique de sélection réalisée par les éleveurs pour maintenir la race. L’opération contribue aussi au développement de l’élevage ovin boulonnais : développement et création de nouveaux élevages, ouverture du foncier d’espaces naturels contribuant à l’évolution de l’effectif de la race avec un effet positif sur l’arrivée de nouveaux éleveurs de cette seule race régionale.

Des espaces gérés par le pâturage
Aujourd’hui, près de 600 hectares d’espaces naturels sur les départements du Pas- de-Calais et du Nord sont gérés avec des brebis de race boulonnaise issues de 14 éleveurs professionnels, accompagnées de quelques béliers : 55 % des surfaces se situent sur le Cap Blanc-Nez ; 35 % de l’effectif de brebis boulonnaises inscrites sont en estive sur ce site
Par ailleurs, les pelouses sèches calcicoles sont des milieux originaux car ils abritent une flore et une faune particulières et exceptionnelles, riches en espèces d’intérêts national et européen.
Sans pâturage, les buissons et arbustes apparaissent ; les pelouses régressent et le milieu se referme et évolue la plupart du temps vers un fourré boisé. Le pâturage itinérant est donc une condition nécessaire à un entretien durable de ces milieux ouverts. La race ovine boulonnaise a particulièrement démontré son adaptation à cet usage de par sa robustesse, son aptitude à la marche, sa capacité à débroussailler et s’accommoder de fourrages grossiers.

Coline Lucas

2018-06-01T13:58:48+00:00 1 juin 2018|Categories: Magazine|Mots clés: , , |