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Douaisis. 3,5 hectares à saisir pour s’installer

La Communauté d’agglomération du Douaisis (CAD) lance un appel à candidatures pour donner l’occasion à de futurs maraîchers en agriculture biologique de se lancer.

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Pour répondre à l’appel à candidatures lancé par la Communauté d’agglomération du Douaisis, pas besoin d’être issu du territoire, mais simplement d’être motivé et porteur d’un projet de maraîchage biologique. « Notre territoire est ouvert et accueillant », sourit Jean-Luc Hallé, vice-président de la CAD en charge du développement rural. La parcelle sur laquelle la collectivité souhaiterait voir s’installer un ou plusieurs maraîchers se situe sur la commune de Lambres-lez-Douai, au lieu-dit « Chemin de Férin ». Sa position géographique « aux portes du centre-ville », constate Jean-Luc Hallé, en fait un atout certain pour développer une activité de vente directe, sans exclure d’autres modes de commercialisation. L’élu en charge du développement rural en reste convaincu : « Quelqu’un qui s’installe ici est sûr de vendre ses produits s’il travaille correctement. La demande en produits d’origine locale est loin d’être satisfaite ». Si le terrain est actuellement propriété de la Safer Hauts-de-France, et mis en réserve avec la CAD dans le cadre d’une convention de partenariat, à terme, c’est cette dernière qui en deviendra la propriétaire. La mise à disposition de la parcelle à un porteur de projet par la collectivité passera ensuite par la signature d’un bail rural environnemental dont la durée reste à définir.

Un profil « solide » recherché
Si la CAD assure être prête à étudier « tous les dossiers », plusieurs conditions sont néanmoins requises pour espérer la décrocher : « On veut un profil solide, assure M. Hallé. Les porteurs de projet devront posséder ou être en passe de posséder un diplôme agricole, ainsi qu’une expérience significative en agriculture », peut-on également lire dans la présentation de cet appel à manifestation d’intérêt. Outre sa position géographique et la présence d’un horticulteur voisin « avec lequel il est possible de travailler en commun », selon Jean-Luc Hallé, la qualité agronomique du sol est prise au sérieux : « Hétérogène, elle permet néanmoins une production alimentaire conforme à la réglementation, poursuit la note descriptive des lieux. Un apport basique sur la parcelle sera conseillé pour activer l’activité microbienne du sol et accélérer la minéralisation des oligo-éléments ».

Le calendrier de l’AMI
Les candidats à l’installation ont désormais jusqu’au 1er octobre pour déposer leur dossier. Celui-ci est à retirer auprès de Terre de liens Nord-Pas de Calais, l’association qui œuvre pour faciliter l’accès à la terre de candidats à l’installation ou à la conversion en agriculture biologique. D’ici la fin de l’année, un comité technique de projets doit se réunir pour étudier les projets présentés et auditionner les candidats. Ce comité sera composé de représentants de la CAD, de la Safer, du Point accueil installation-transmission (PAIT) de la chambre d’agriculture, des associations Bio en Hauts-de-France, Terre de liens et Avenir 59/62 et de la ville de Lambres-lez-Douai. Courant 2019, le comité technique rendra son avis final. L’attribution des terres devra être soumise à la procédure réglementaire de rétrocession par la Safer pour un début d’exploitation à l’automne 2019.

La CAD veut faire plus en bio
Le ou les porteurs de projet(s) sur cette zone vont bénéficier « d’un accompagnement intensif pendant les trois premières années de leur installation », rapporte Jean-Luc Hallé. Et l’élu de rappeler l’importance qu’il souhaite accorder au développement rural et agricole dans un territoire où 84 % de la population vit en ville : « Nous sommes une communauté d’agglomération plutôt urbaine, poursuit-il, mais pourtant, nous nous appuyons sur un beau service agricole avec quatre chargés de mission ». En quatre ans, de 2013 à 1017, les surfaces converties à l’agriculture biologique sur le territoire de la CAD ont été multipliées par quatre, passant de 50 à 200 hectares. Jean-Luc Hallé veut aller encore plus loin : « L’objectif est d’atteindre quelque 800 hectares d’ici 2022 ».

Vincent Fermon

Coline Lucas 2018-07-26T09:08:03+00:00 27 juillet 2018|Categories: Actualité|Mots clés: , , , , |