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ÉLEVAGE. LES ANTIBIOTIQUES PLUS SI AUTOMATIQUES

L’utilisation d’antibiotiques en élevage aurait chuté de 37 %, un taux bien supérieur à l’objectif fixé à 25 %. C’est ce que révèlent les résultats du premier bilan du plan Ecoantibio (2012-2016).

Les plus fortes baisses d’utilisation sont observées chez les porcs et les volailles. © M. THOMSEN

Les ministres Stéphane Travert (Agriculture) et Agnès Buzyn (Santé) ont salué le 6 octobre l’« excellent bilan » du premier plan Ecoantibio 2012-2016. En effet, le rapport « Suivi annuel des ventes de médicaments vétérinaires contenant des antibiotiques en France en 2016 », réalisé par l’Agence nationale du médicament vétérinaire, et publié par l’Anses le 5 octobre, révèle qu’en 2016, 530 tonnes d’antibiotiques ont été utilisés en France, soit une dimi- nution de 41,8 % par rapport à 2011, et une baisse de l’exposition globale des animaux aux antibio- tiques de 36,6 % sur les cinq dernières années. Pour rappel, le plan Ecoantibio avait pour objectif de faire baisser de 25 % cette exposition. Les objectifs chiffrés du plan entre 2012-2016 de réduire l’usage des antibiotiques sont donc surpassés. Les données de l’Anses montrent également une baisse importante de l’utilisation des antibiotiques critiques qui, depuis 2016, font l’objet de restrictions réglementaires pour leur prescription (- 75 % pour les fluoroquinolones et – 81 % pour les céphalosporines). Le planEcoantibio s’est aussi traduit par des formations pour les vétéri- naires et les éleveurs, ainsi que par des campagnes de communication.

Politiques incitatives

Dans l’élevage, les plus fortes baisses d’utilisation sont observées chez les porcs et les volailles, qui étaient aussi les plus gros utilisateurs, a indiqué une source au ministère de l’Agriculture. « Nous avons pu, par des politiques incitatives, engager l’ensemble des acteurs pour développer des pratiques plus vertueuses et préserver l’ef- ficacité des médicaments essentiels », a précisé Stéphane Travert. Pour parvenir à ce résultat, les éleveurs ont dû changer leurs pratiques. Ils ont notamment cherché à améliorer les conditions de vie des animaux pour freiner la propagation des microbes de façon naturelle dans les élevages. Par exemple, aérer davantage, réduire le nombre d’animaux par parc…

« La lutte contre l’antibiorésistance étant un défi majeur et mondial de santé publique », affirme- t-on du côté des ministères de l’Agriculture et de la Santé. Par ailleurs, la France demande donc « aux instances européennes que les mesures prises dans l’Union, pour un usage prudent des antibiotiques en santé animale, soient également, par réciprocité, imposées aux denrées importées sur le territoire européen ».

2017-10-12T13:33:51+00:00 12 octobre 2017|Categories: Actualité, Élever|Mots clés: , , |