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FIPRONIL DANS LES ŒUFS : LA FRANCE RENFORCE SES CONTRÔLES

Le 20 juillet dernier, les autorités belges ont informé la Commission européenne via le Réseau d’alerte européen (RASFF) que des taux élevés de fipronil avaient été mis en évidence dans des œufs et des viandes de volailles (conventionnels et bio). La France annonce renforcer ses contrôles. Explications.

Le fipronil, produit antiparasitaire qui n’est pas autorisé dans le traitement des animaux destinés à la consommation, est en revanche couramment utilisé dans les produits vétérinaires contre les poux, les tiques et les acariens des animaux de compagnie.

Les enquêtes menées en Belgique ont démontré la présence de cette substance interdite dans un produit antiparasitaire falsifié, commercialisé sous l’appellation DEGA 16, utilisé dans les élevages de volailles.

S’il est désormais avéré que la France a été livrée en œufs contaminés au fipronil à destination d’usines de fabrication d’ovoproduits, le ministère de l’Agriculture précise qu’il n’a pas «à ce jour» d’informations de contamination concernant les œufs coquille et la viande. Il signale toutefois qu’un élevage du Pas de Calais a été placé sous surveillance, le 28 juillet «immédiatement après le signalement par l’éleveur de l’utilisation de ce produit par son fournisseur belge de poulettes ».

«Les résultats des analyses en cours seront connus à la fin de la semaine», conclut le communiqué. Le ministère précise qu’aucun œuf issu du dernier lot de poulettes reçu par cet élevage n’a été mis sur le marché.

Par ailleurs, les autorités européennes ont informé la France le 5 août en fin d’après-midi et le 6 août, que 13 lots d’œufs contaminés en provenance des Pays Bas avaient été livrés à deux établissements de fabrication d’ovoproduits de la Vienne et du Maine et Loire entre le 11 et le 26 juillet 2017.

« Des investigations sont menées dans ces établissements par les services de contrôles du ministère de l’Agriculture pour évaluer la situation : les produits concernés et leur destination et bloquer les produits incriminés à des fins d’analyses. La présence de traces de fipronil ne constitue pas en soi un risque ; seules les analyses engagées permettront de déterminer si le niveau de contamination de ces produits est susceptible de présenter un risque pour la consommation. »

En complément de l’analyse de risque de l’Efsa, le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation annonce saisir l’Anses pour obtenir un avis sur les risques pour la santé humaine liés à l’ingestion d’œufs ou de produits contaminés par le fipronil.

La Rédaction 2017-08-08T07:58:04+00:00 8 août 2017|Categories: Actualité, Élever|Mots clés: , , , |