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Fraises. Une récolte 2019 fructueuse

Le chaud mois de juillet 2019 n’aura pas eu raison des rendements de fraises cette année. La récolte est revue à la hausse par rapport à l’année précédente. Le point dans la région.

Les rendements avoisinent le kilo par plant pour les variétés remontantes. © Pixabay

Star des fruits rouges produits dans la région, la fraise laisse cette année un goût de réussite. La récolte est en grande partie terminée. « Le marché est très demandeur en début de saison, la récolte se fait en grande partie à cette période, explique Camille Bottiau, président de l’association Fruits rouges en Nord. Au fil de l’été, les fruits à noyau sont davantage demandés. Les producteurs de fraises étaient plutôt déçus du marché d’été. » Cette année, la récolte a débuté vers la mi-avril, assez tôt donc. 

« Les deux semaines de soleil en février ont profité aux fraisiers, rappelle Cécile Benoist, conseillère fruits rouges à la chambre d’agriculture Nord Pas-de-Calais. Malheureusement, les conditions n’étaient pas optimales pour récolter de gros volumes. » Par la suite, la récolte s’est plutôt bien déroulée mis à part les quelques jours de canicule. « La chaleur a fait mûrir les fruits avant qu’ils n’aient le temps de grossir, regrette la conseillère. Certains plants ont également souffert de la chaleur, surtout ceux repiqués récemment. »

À ce jour, ce qu’on appelle la « petite récolte » débute. Elle consiste à ramasser les petits fruits des fraisiers remontants plantés début juillet en prévision de la récolte 2020. Les conditions plus fraîches du mois d’août permettent aux plants de bien reprendre.

Rendements à la hausse

Une belle récolte 2019 est annoncée, avec des rendements qui semblent supérieurs à l’année précédente.    « À la même date, en 2018, les rendements étaient moindres, ajoute la conseillère en fruits rouges. Les plants avaient souffert de sécheresse en juin. » Ainsi, en fraisiers remontants, on peut annoncer un rendement moyen supérieur à 1 kg/plant et pour les autres entre 450 et 600 g/plant. Bien sûr cela varie selon les plants et la conduite de la culture. « Le bel automne de l’année dernière a permis d’avoir de bonnes conditions florales, rappelle le président de Fruits rouges en Nord. C’est important pour générer une récolte abondante l’année suivante. »

Bon état sanitaire général

Comme chaque année, les attaques de drosophiles sont apparues au début du mois de juillet. « Mais la chaleur de juillet a permis de limiter leurs ravages », reconnaît Cécile Benoist. Pour certains, cette mouche les incite à terminer leur récolte plus rapidement. « Ces attaques nous refroidissent, cela demande du temps pour épurer les plants, déclare Camille Bottiau. D’autant plus que les méthodes de contournement sont peu efficaces. » 

Toutefois, les questions sanitaires ont été gérées correctement. « Les pucerons, les acariens, les thrips et les punaises étaient présents comme chaque année mais les dégâts ont été contenus, explique Cécile Benoist. Niveau maladie, les agriculteurs ont rencontré un peu de pourriture mais la sécheresse a vite enrayé ce fléau. L’oïdium, lui, était présent sous abris. »

Coté prix, le marché se maintient. « En général, les prix moyens constatés sont de 6 euros le kilo pour les ventes en gros et 8 euros pour les ventes au détail », précise Camille Bottiau.

D’ici le 15 septembre les quantités récoltées devraient s’affaiblir, la demande n’étant plus au rendez-vous. Sauf pour certains producteurs qui récoltent leurs fraises jusqu’en novembre pour approvisionner certains marchés. 

Lucie Debuire

Laura Béheulière 2019-08-22T09:29:32+00:00 22 août 2019|Categories: Actualité, Cultiver|Mots clés: , , , |