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Golf. Un green magistral pour viser le graal

 

Vingt-deux élèves du lycée agricole de Dunkerque (59) participent à l’entretien des pelouses de la Ryder Cup, la Coupe du monde de golf, qui se tient pour la première fois en France du 28 au 30 septembre prochains.

En l’espace de trois jours, les greens du Golf national de Guyancourt (78) vont être les plus scrutés au monde. Près de 400 millions de téléspectateurs dans 185 pays et 51 000 spectateurs par jour au bord des terrains. La Ryder Cup, la plus grande compétition de golf au monde, est attendue de pied ferme par tous les amateurs et pratiquants de la planète. Des statistiques et un événement de taille qui ne semblent pas effrayer un groupe de vaillants nordistes. Futurs intendants de parcours de golf, en formation à Dunkerque, ils vont entretenir ces prestigieux gazons en amont et durant les rencontres.

Une opportunité unique

Tontes millimétrées, perfectionnement des bunkers, sablage et plaquage scrupuleux… Depuis une semaine déjà, les jeunes dunkerquois s’affairent sur le site de la Ryder Cup 2018. « Ce sont les dernières finitions mais chaque geste est, de fait, très important, lance Thibault Dupas, étudiant au lycée agricole. Nous n’avons pas le droit à l’erreur ; le cahier des charges est strict. La Fédération française de golf (FFG) contrôle le moindre mètre carré d’herbe. » C’est elle qui a convié les apprenants à participer à cet événement mondial. « Nous sommes l’unique établissement de France à proposer un cursus dédié à l’entretien des golfs, indique Olivier Grelin, responsable de la formation. C’est d’ailleurs la fédération qui délivre le diplôme en fin de cycle. » Trois promotions (2016, 2017 et 2018) ont donc la chance de pouvoir passer de la théorie à la pratique durant cette épreuve reine. En effet, la Coupe du monde n’a lieu que tous les deux ans et se tient à chaque fois dans un pays différent. En presque un siècle d’existence, c’est la toute première édition française.

Entre excitation et appréhension

Vingt-deux élèves vont se relayer sur place durant la compétition. « Ils travailleront en conditions réelles et de manière autonome, c’est-à-dire qu’ils seront intégrés aux équipes d’entretien du site et se verront confier des tâches en fonction de leurs compétences », explique Olivier Grelin. Une journée type débute à 7 heures du matin. Les 280 intendants font un brief puisse répartissent les postes sur les… 180 ha du Golf natio- nal (deux parcours de 18 trous et un parcours de 9 trous). « Nous avons chacun des missions quo- tidiennes précises avant le lance- ment des matchs, sait déjà Céline Larmande, élève à Dunkerque. Pour moi, ce sera l’arrosage. D’autres s’occuperont, entre autres, de la réparation des impacts sur le green. » À l’issue des rencontres, et une fois les supporters partis, beaucoup de travaux s’effectueront de nuit, « aux phares » comme on dit chez les greenkeepers. Même si certains ne cachent pas une cer- taine appréhension, tous disent avoir hâte que l’aventure com- mence. Ultime passe-droit pour eux, l’attribution de temps libre où ils pourront assister à quelques épreuves et apercevoir les stars du golf international. Histoire de vibrer un peu plus au cœur de cet événement.

Simon Playoult

Simon Playoult 2018-09-24T15:04:36+00:00 24 septembre 2018|Categories: Uncategorized|