Accueil/Actualité, Vivre/LE LIN TISSE SON CHEMIN DANS LES FLANDRES

LE LIN TISSE SON CHEMIN DANS LES FLANDRES

Entre Hondschoote et Warhem, en passant par Uxem ou Killem (59), la route du lin vous propose de découvrir l’univers de cette culture typique du nord de la France à travers un circuit touristique spécialement créé.

Couchées en andains depuis quelques semaines, les tiges de lin rouissent au grés des courants d’air. C’est une phase clé qui se déroule actuellement dans les champs de la région. Le rouissage permet en effet à la plante d’af- fermir sa fibre grâce à l’alternance de soleil et de pluie ainsi qu’à l’action de micro-organismes présents dans le sol. Tributaire de la météorologie, le liniculteur doit être particulièrement vigilant durant cette période afin de presser le lin au moment propice. Plan et cartes des bonnes adresses en main le visiteur, lui, en profite pour faire la découverte d’une production spécifique grâce au nouveau rallye proposé par l’office de tourisme d’Hondschoote.

« Montrer chaque étape de la culture »

Rouissage, arrachage, teillage, peignage, filature et tissage… « L’objectif de la route du lin est de montrer chaque étape de la culture, indique Armel Hervé, coordinatrice d’actions touristiques à l’office de tourisme. Manier le lin est un savoir-faire ancestral qui allie plusieurs techniques sur les quatre saisons. Beaucoup de personnes se demandent comment l’on passe d’une plante au tissu, c’est ce que nous souhaitons présenter ».

Ce patrimoine historique et rural est propre au Nord et au Pas-de- Calais. Aujourd’hui, il constitue toujours une activité économie importante pour le territoire. « Cela fait 14 ans que nous proposons le circuit aux touristes, poursuit Armel Hervé. L’itinéraire évolue chaque année en fonction des emblavements ». « Les agriculteurs jouent le jeu et installent des panneaux de communication ou d’information en bordure de champs, se satisfait Philippe Duyck, président du syndicat des producteurs de lin du département du Nord. Ce tracé permet aussi de promouvoir notre métier ». Pour se repérer durant tout le parcours, le visiteur suit un marquage au sol représentant une fleur de lin de couleur bleue.

Entre « zwiengel kot » et ancien marché au lin

Le parcours 2017 commence au numéro 64 de la rue de Furnes à Hondschoote . Derrière cette double porte se trouvait l’ancien teillage Pattin et Pinceel. À quelques encablures, vous passerez devant un ancien « zwiengel kot ». À l’époque, la transformation du lin se faisait à la ferme dans un petit bâtiment appelé vlaskot ou zwiengel kot qui abritait le matériel pour teiller le lin. Le cultivateur vendait ainsi sa production en direct aux filateurs. « Le parcours passe ensuite devant cinq teillages (anciens ou en activité) », souligne Armel Hervé. À savoir : l’entreprise Decock (Hondschoote), qui transforme 20 000 tonnes de pailles de lin, les anciens teillages d’Abel Vermersch (Warhem) en activité dans les années 50, Linex et Bouve (Killem) et enfin, le teillage Van Robaeys Frères, installé dans la même commune depuis un siècle.

Un peu plus loin, une halte s’impose sur votre itinéraire dans un « café rando ». « Il accueille toute l’année les randonneurs et se repère grâce à l’enseigne installée sur la façade », informe la responsable. Deux d’entre eux sont sur la route du lin : les Éperons d’or à Hond- schoote et le Bon coin à Killem. Avant de retourner au point de départ du parcours, n’oubliez pas de vous arrêter au n° 20 de la rue Coppens. Cette maison, qui fut jadis un café, accueillait tous les vendredis un petit marché au lin. Des agriculteurs venaient y vendre leur lin, autour d’un verre, à des filateurs lillois.

2017-08-08T11:42:29+00:00 11 août 2017|Categories: Actualité, Vivre|Mots clés: , , |