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Loisirs. L’État n’envisage pas de saisir les armes de chasse ou autres

La nouvelle d’une possible saisie des armes de plusieurs catégories par les pouvoirs publics s’est répandue comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux pendant le week-end, avant d’être démentie par le ministère de l’Intérieur.

La saisie des armes de chasse était mentionnée dans la fausse circulaire, faisant craindre aux chasseurs de ne pas pouvoir terminer leur saison. © Stéphane Leitenberger

Les détenteurs d’armes à feu, qu’ils soient chasseurs, tireurs sportifs ou collectionneurs, ont eu droit à quelques sueurs froides en cette fin de week-end. D’après une circulaire du 5 janvier 2019 du ministère de l’Intérieur, les préfets de régions et de départements auraient en effet reçu l’ordre d’organiser la saisie des armes de catégories B, C et D en s’appuyant sur les forces de police et gendarmerie.

L’information qui a circulé sur les réseaux sociaux a été depuis été démentie et cataloguée comme « fake news », comme l’a indiqué le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, sur son compte Twitter : « Stop #FakeNews. Encore une idée originale de ceux qui rêvent d’insurrection et qui n’hésitent pas à diffuser de faux documents », a écrit le ministre, le 6 janvier.

Pourquoi saisir les armes ?

Pour justifier cette mesure exceptionnelle, la fausse circulaire faisait référence au climat de tension qui accompagne la mobilisation des Gilets jaunes ; citant « la gravité de la situation actuelle et en prévision d’une aggravation insurrectionnelle ».

Si elle devait s’appliquer, la saisie des armes devrait durer au minimum six mois, voire être renouvelée, avant que ces armes ne soient restituées à leurs propriétaires.

Une fausse information dans un contexte tendu

Pourquoi certains y ont cru ? Parce que le courrier adressé aux préfets de régions et de départements pouvait prêter à confusion : entête du ministère de l’Intérieur, référence à un texte de loi, absence de fautes d’orthographes ou de syntaxe qui sont généralement le lot des émetteurs de fake news… Plusieurs observateurs avertis ont néanmoins découvert des « détails » montrant qu’il s’agissait d’un faux.

Diffuser une fausse nouvelle est un délit pénal, notamment si la nouvelle en question est de nature à troubler l’ordre public. Selon la loi, « la publication, la diffusion ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé la paix publique, ou aura été susceptible de la troubler, sera punie d’une amende de 45 000 euros ». A moins qu’une plainte soit déposée, peu de poursuites sont généralement engagées dans ce genre d’affaires.

Vincent Fermon

Vincent Fermon 2019-01-14T11:17:14+00:00 7 janvier 2019|Categories: Actualité, brèves, Magazine|Mots clés: , , , , |