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Pommes de terre. AVR lance Lynx dans les champs

Le constructeur belge engage la nouvelle campagne d’arrachage de pommes de terre avec une machine équipée de deux rangs pour un arrachage en ligne ou déporté tout en douceur.

Elles avaient de quoi trembler, les pommes de terre de cette parcelle de Maucourt, près de Rosières-en-Santerre, le 19 septembre. Car le fabriquant belge AVR, avec le concessionnaire Douay et fils, distributeur de la marque, y a organisé une démonstration pour présenter son nouveau félin : l’arracheuse de pommes de terre Lynx. La commercialisation a débuté dès le lendemain, avec un objectif d’une vingtaine de machines vendues chaque année.

Qu’a-t-elle de plus que son ancêtre, l’arracheuse Esprit, déjà sept ans au compteur ? « Elle est 100 % hydraulique, donc l’entretien est beaucoup moins important, explique Martin Ebersbach, inspecteur commercial chez AVR. Quatre pompes entraînent les différents organes et font varier la vitesse des chaînes proportionnellement à l’avancement. Cette deux rangs est capable
de travailler en déporté, ou au-dessus des lignes. »

Le cadre avant se caractérise par son entrée large, ses gros rouleaux tire-fanes et ses diabolos en plastique. Il est capable de s’adapter aux écarts de plantation de 75 à 90 cm, et est pendulaire. Entendez qu’il suit parfaitement les buttes, quel que soit le dévers. Le châssis asymétrique offre une visibilité sur l’arracheuse depuis le tracteur. « La structure ouverte du cadre avant garantit le transport en douceur des cultures, assure Martin Ebersbach. Par exemple, les socs d’arrachage longs garantissent que les fanes passent en-dessous de l’arracheuse plus facilement. »

Mais le plus gros changement concerne l’arrière de l’arracheuse. Trois types de modules de nettoyage sont disponibles : tapis à tétines, tapis Varioweb et rouleaux cross-roller. Pour les sols lourds, il est préférable de choisir des rouleaux axiaux (sur le tapis Varioweb). Il est ainsi possible de retirer les rouleaux axiaux du flux de produit en présence de pommes de terre fragiles ou de terre facilement tamisable. Si les rouleaux axiaux ne sont pas nécessaires, le module de nettoyage peut être remplacé par un tapis à barreaux caoutchouté.

AVR assure que le flux d’arrachage reste doux. Les premier et deuxième tapis de tamisage sont équipés de trois vibreurs excentriques (11 mm). Le conseil : régler les vibreurs au maximum pour la pomme de terre de fécule, et ainsi séparer les fanes facilement et, au contraire, les régler faiblement pour la pomme de terre de consommation. Grâce à l’entraînement universel, ils peuvent être changés rapidement.

Bouton SOS en cas de bourrage

Après les deux tapis de tamisage, des râteaux faneurs en caoutchouc au poids réglable sont montés pour régler l’intensité de la séparation des fânes. Les deux rangs de râteaux faneurs sont suivis d’un seul rouleau défaneur qui est entraîné hydrauliquement. En option, ils peuvent être inversés pour récolter des oignons, des carottes, des betteraves rouges. Bref, tout ce qui se ramasse… Un bourrage ? Pas de panique, il suffit d’appuyer sur un bouton et la machine se met à tourner à l’envers, évacuant ainsi ce qui est coincé.

Le tapis d’alimentation, qui conduit vers le tapis à tétines, est un tapis doux et caoutchouté. « Cela empêche la terre de s’accumuler sur le tapis d’alimentation ainsi que sur l’élévateur », précise Martin Ebersbach. L’élévateur, lui, « contribue à augmenter la capacité de la machine et garantit un traitement en douceur des pommes de terre ». Il est composé de deux parties : un tapis d’alimentation, avec des barreaux recouverts d’un revêtement, qui tamise également la terre meuble. L’élévateur est recouvert d’une bâche et il est équipé de parois latérales « actives ». « Lors du transport vers le haut, les pommes de terre n’entrent en contact qu’avec des parties en caoutchouc, et non avec des composants annexes. Le gros galet d’entraînement au niveau de la partie supérieure garantit une vitesse de rotation douce, y compris en cas de grande capacité, ce qui fait que les pommes de terre atterrissent doucement dans les bennes. » L’essieu arrière, enfin, est équipé d’un capteur intégré qui compte les hectares et mesure la vitesse.

La commande de ce gros bijou se fait en cabine, à l’aide du joystick. Les paramètres d’arrachage sont réglés grâce à l’écran tactile. La plupart des composants peuvent être commandés hydrauliquement depuis le tracteur : les roues directrices, le niveau de la machine, le cadre avant vers le haut/bas, la profondeur du cadre avant hydraulique (en option), le guidage (automatique), l’entrée/sortie du tapis Varioweb, l’inclinaison du tapis à tétines, les vérins de l’élévateur, le vidage du tapis d’alimentation et de l’élévateur, l’inclinaison des rouleaux axiaux (en option)…

Pour tirer ce beau bébé d’un PTAC (Poids total autorisé en charge) de 8,8 t, mieux vaut être équipé d’un tracteur d’au moins 150 chevaux. Mais Martin Ebersbach assure : « La Lynx est équipée de pneus larges, ce qui garantit une pression sur le sol moindre et le remorquage facile de la machine. » Comptez autour de 140 000 € pour l’acquérir. Trois concessionnaires peuvent assurer des démonstrations aux intéressés : Douay et fils à Méharicourt, dans la Somme, Verhaeghe et Messeant dans le Nord et le Pas-de-Calais.

Alix Penichou

2018-10-11T10:38:08+00:00 11 octobre 2018|Categories: S’équiper|Mots clés: , |