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Tereos. Le syndicalisme exprime son inquiétude

La Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) s’exprime suite à l’inscription de la question de l’exclusion de certains élus démissionnaires à l’ordre du jour du conseil de surveillance de Tereos prévu le 9 août.

La situation de crise perdure au sein de la coopérative Tereos depuis la démission de 70 administrateurs sur 73 des usines de Boiry, Lillers, Attin, Escaudœuvres le 9 juillet. Dernier point critique atteint : le lancement d’une procédure d’exclusion à l’encontre de certains démissionnaires.

Une escalade qui a poussé la Confédération des planteurs de betteraves à s’exprimer à travers un communiqué daté du 8 juillet. « La CGB n’acceptera pas que la pluralité des opinions au sein de tous les groupes sucriers soit mise à mal par des menaces d’exclusion. La diversité des opinions dans toutes les structures agricoles doit être entendue et respectée », précise le syndicat.

Procédure d’exclusion

Pour rappel, fin juillet, certains élus démissionnaires avaient fait connaître par voie de presse leur désaccord avec la gouvernance et la gestion financière de l’entreprise. Sans tarder, le groupe, par la voix de son président François Leroux, a aussi pris la parole, se portant en faux par rapport aux propos tenus.

En parallèle, une procédure d’exclusion des démissionnaires concernés, à savoir Gérard Clay, Xavier Laude et Gilles Bollé, a donc été initiée par le groupe. Elle est à l’ordre du jour du prochain conseil de surveillance de Tereos prévu le 9 août. « Il est inadmissible et choquant que le fait d’avoir une voix divergente amène à une exclusion de la coopérative », affirme Christophe Mullie, président de la CGB en Hauts-de-France.

Une représentativité à retrouver

« La CGB appelle la coopérative Tereos à retrouver des instances de gouvernance qui représentent au mieux les planteurs de toutes les régions betteravières afin d’orienter avec efficacité la coopérative dans un contexte plus difficile de fin des quotas », affirme le syndicat betteravier, faisant référence à l’absence de représentants au sein de la coopérative pour les départements du Nord, du Pas-de-Calais et de l’Oise depuis la démission de la quasi-totalité des conseillers de région de ces secteurs (dont sept membres faisaient partie du conseil de surveillance, qui en compte 22 en tout). « Cela ne semble pas déranger les responsables de la coopérative de continuer ainsi jusqu’aux prochaines élections des conseillers de région en 2019 », constate Christophe Mullie.

Virginie Charpenet

Virginie Charpenet 2018-08-10T11:50:56+00:00 8 août 2018|Categories: Actualité|Mots clés: , , |