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Tourisme. La Scandibérique au pays des ch’tis

Portion française de l’EuroVelo (véloroute européenne), la Scandibérique a été inaugurée en 2018. Elle traverse le Nord et permet aux cyclotouristes de faire escale dans nos villages, fermes ou espaces naturels.

© BERNARD 63, STOCK.ADOBE.COM

Un choix cornélien peut aujourd’hui se présenter aux amateurs de vélo de la région. Prendre la route du nord pour rejoindre la Norvège et ses forêts enneigées… ou descendre vers l’Espagne et ses terres arides ? Il est désormais possible de rallier ces deux destinations à vélo et en partant du Nord ! 

À l’inverse, les cyclistes, venus de plusieurs pays d’Europe, peuvent s’arrêter dans le département et découvrir le patrimoine local nordiste. Ce rapprochement « à coups de pédales » vient d’être rendu possible grâce à la Scandibérique, une nouvelle véloroute qui parcoure la France.

Le plus long itinéraire cyclable français

Inaugurée au cours de l’été 2018, la Scandibérique est donc la partie hexagonale de l’EuroVelo, voie cyclable européenne qui relie Trondheim (Norvège) à Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne). Elle traverse la France du nord-est au sud-ouest sur plus de 1 700 km et propose le plus long itinéraire cyclable français. 

La Scandibérique offre à elle seule la possibilité d’explorer, à travers 20 départements et six régions, d’innombrables terroirs, patrimoines et sites remarquables. Cette piste peut se pratiquer de mille et une façons : de la petite promenade de quelques heures en famille à la grande randonnée vélo. La route peut également s’emprunter au quotidien pour effectuer des déplacements de proximité, tels qu’un trajet domicile travail. 

Entre plaines et collines, chemins de halage, villes historiques et espaces naturels protégés, la Scandibérique est une invitation au voyage et une nouvelle ouverture sur l’Europe. En France, l’itinéraire de la Scandibérique débute à la frontière belge, dans le département du Nord où la route serpente les vallées de la Sambre.

À Jeumont, au rendez-vous du guidon

À Jeumont, première ville française traversée, la route commence par la découverte du vert pays de la pierre bleue. Une ancienne voie ferrée, désaffectée et réaménagée, emmène le cycliste, sur une trentaine de kilomètres de Ferrière-la-Grande, au sud de Maubeuge, à Trélon. La verdure est reine dans cette localité où l’on aime cultiver des produits du terroir frais et sains autant qu’un sincère sens de l’hospitalité. 

De nombreuses fermes et auberges proposent tables et logement pour la soirée. On se régale d’un maroilles affiné, d’un jus de pommes goûteux ou d’une tarte au « suc » à l’abri d’une étable mais aussi d’un kiosque à musique, d’un moulin à eau ou le long des anciens remparts des villes fortifiées du Quesnoy, Maubeuge ou Avesnes-sur-Helpe. Les sportifs pourront pratiquer natation, canoë-kayak, pédalo, tir à l’arc ou mini-golf au bord du lac du parc départemental du ValJoly. 

L’Avesnois garde en mémoire son savoir-faire et aime le transmettre. Ainsi, l’écomusée retrace aussi bien un siècle d’histoire ouvrière à Fourmies, que le travail du verre à Trélon et à Sars-Poteries où, au MusVerre, les bousillés (objets créés par les ouvriers sur leur temps libre et pour leur usage personnel) côtoient des œuvres d’art contemporaines. Le tout au milieu des vaches ! 

À noter que le Tour de France 2019 longera cet itinéraire. Le 8 juillet prochain, le peloton fera une incursion dans le Nord, à Jeumont notamment (mais aussi à Solre-le-Château, Liessies, Trélon et Fourmies), avant de prendre la direction d’Épernay dans la Marne.

Simon Playoult

Laura Béheulière 2019-03-21T13:25:59+00:00 21 mars 2019|Categories: Magazine|Mots clés: , , |