Le bien-être animal est-il quelque chose que les vétérinaires vérifient sur les exploitations ? Oui tout à fait, cela fait partie de nos missions. Dans un premier temps, c’est une mission qui nous est confiée par l’État en tant qu’ordre des vétérinaires et en tant que vétérinaires, nous surveillons cela également. On va, par exemple, voir comment l’éleveur prend en charge la douleur de ses animaux, regarder au moment du bilan sanitaire quels sont les protocoles de soin ou d’écornage. L’objectif est de faire évoluer les pratiques, c’est pour cela que l’on propose aussi des formations sur le sujet pour sensibiliser. Et puis, c’est très rare, mais si l’on constate des cas de négligence qui nous semblent graves, on peut lever le secret professionnel et signaler l’élevage à la DDPP (Direction départementale de protection des personnes, ndlr). Mais la première chose que l’on fait c’est de discuter avec l’éleveur, car le plus souvent, quand il y a de la négligence, cela vient d’un mal-être de l’éleveur. En élevage, je n’ai jamais vu d’acte de cruauté envers les animaux ou d’éleveur qui avait la volonté d’être maltraitant. Le fait est qu’ils n’y ont aucun intérêt car c’est aussi leurs animaux qui leur permettent de gagner leur vie, donc généralement, c’est vraiment fait sans volonté de nuire et il suffit de discuter pour que cela aille mieux. C’est parfois aussi simplement un problème de formation, même si c’est de plus en plus rare.
Quelles sont les évolutions autour de la question que vous avez pu observer ? Les éleveurs sont comme tout le monde, ils entendent les informations et s’adaptent aux évolutions sociétales. Aujourd’hui, la grande majorité des éleveurs sont sensibilisés au sujet (du bien-être animal, ndlr) et y font plus attention. Par exemple, ils sont beaucoup plus attentifs à la gestion de la douleur et vont administrer des anti-inflammatoires ou des antidouleurs plus facilement qu’avant, lors de l’écornage ou encore quand la vache souffre de mammite, par exemple. Les éleveurs sont aussi de plus en plus formés et dans les formations, les questions du bien-être animal mais aussi de la biosécurité sont abordées. Puis, tout au long de leur carrière, les formations parlent de plus en plus du bien-être animal, ce qui éveille les consciences sur le sujet.
Comment peut-on définir le bien-être animal ? La définition la plus simple et à laquelle nous nous référons est celle de l’OMSA (Organisation mondiale de la santé animale, ndlr). Elle repose sur les cinq libertés individuelles d’un animal : l’absence de faim, de soif et de malnutrition ; l’absence de peur et de détresse ; l’absence de stress physique et / ou thermique ; l’absence de douleur, de lésions et de maladie ; la liberté d’expression d’un comportement normal de son espèce.
Propos Recueillis Par Eglantine Puel
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