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12-05-2026

En quête de l’AOP : le cidre de Thiérache veut son label de qualité

C’est l’histoire de quatre producteurs qui voulaient valoriser et protéger la filière cidre de Thiérache. Pour arriver à leurs fins, ils se mirent en quête d’obtenir une AOP. Zoom sur un projet qui a été lancé il y a trois ans.

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Marie-Sophie Lesne, vice-présidente de la région Hauts-de-France, et Didier Dujardin, propriétaire du verger d’Ohain. © D. P.

La Thiérache, territoire reconnu pour ses bocages et peut-être bientôt pour ses pommes cidricoles ! Depuis trois ans, quatre producteurs du territoire se sont mis en quête de l’obtention d’une AOP « Cidre de Thiérache ». Leurs objectifs : sauvegarder un savoir-faire, la région et ses bocages. Une nécessité pour Didier Dujardin, membre du collectif : « Nous n’avons qu’entre 10 % et 20 % du cidre fait de manière artisanale en France. »

Un point d’étape a été dressé lundi 11 mai à Ohain (Avesnois) dans le verger bio de Didier Dujardin en présence de différents partenaires. Dont la Région, représentée par Marie-Sophie Lesne, vice-présidente en charge de l’agriculture, de l’agroalimentaire, de l’enseignement agricole et de la pêche.

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« Ce qui semblait banal est à protéger »

Pour mener à bien ce projet, le collectif de quatre producteurs (deux dans le Nord et deux dans l’Aisne) a pu compter sur l’aide de plusieurs structures. On peut citer l’Atelier agriculture Avesnois Thiérache (3AT) ; association de développement durable agricole ; le Centre régional de ressources génétiques CRRG Hauts-de-France pour la partie sélection de variétés de pommes locales et les recherches géohistoriques agricoles. Ou encore Qualimentaire, une structure financée par la Région, pour le montage du dossier pour l’obtention de l’AOP.

« Ce qui semblait banal à nos grands-parents (la production de cidre en Thiérache ndlr) est aujourd’hui à protéger », observe Marie-Sophie Lesne, vice-présidente. Elle rappelle : « la région est le premier partenaire financier du projet avec 135 000 euros injectés sur trois ans ». Le dépôt du dossier pourrait intervenir fin 2026.

Les Hauts-de-France, c’est aujourd’hui 54 signes officiels de qualité, dont le maroilles ou encore les volailles de Licques.

Dylan Pique

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Agriculture production Produits locaux

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