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07-08-2025

À la MFR du clos fleuri « on fait du suivi individualisé »

À Avesnes-sur-Helpe, la MFR du Clos Fleuri forme aux métiers du paysage et des services à la personne. Entre infrastructures modernes et projets ambitieux, l’établissement mise sur l’accompagnement individualisé pour mener ses élèves vers la réussite.

La MFR du Clos Fleuri accueille un peu plus de 200 apprenants chaque année. © J. C.

Sitôt arrivé devant la MFR d’Avesnes-sur-Helpe (59), la beauté des espaces fleuris attire le regard. « Ce sont les élèves de la filière aménagement paysager qui entretiennent les espaces verts ici », explique Ombeline Richard, directrice de la MFR depuis août 2023. Bienvenue au Clos Fleuri, un établissement qui porte bien son nom et dont l’histoire, comme les projets, témoignent d’une vraie dynamique pédagogique.

Son histoire

Créée en 1968, la Maison familiale rurale était d’abord installée à Maroilles, à une dizaine de kilomètres de là. Confrontée à une croissance des effectifs, la MFR déménage en 1973 pour s’installer au Clos Fleuri, un ancien café-restaurant dancing alors très réputé dans l’Avesnois. Ce lieu a donné son nom à l’établissement actuel qui a connu plusieurs directions marquantes.

François Perot y a consacré 29 ans, arrivé comme moniteur en 1981, il deviendra directeur. Il sera remplacé en 2009 par Sandrine Cuisse-Bourdet puis Ombeline Richard, qui a pris la tête de l’établissement après un parcours de 15 ans comme monitrice à la MFR de La Capelle (02) puis trois ans comme adjointe de direction à Beauregard (Clairefontaine). « J’ai pris mes fonctions en août 2023, c’est encore récent », précise la directrice qui estime avoir la chance de travailler avec « une très belle équipe, qu’il s’agisse de l’équipe pédagogique, résidentielle ou administrative. » Au total, la MFR compte 28 salariés, dont 16 moniteurs et monitrices.

Sa philosophie

La MFR du Clos Fleuri propose trois grands secteurs de formation : une classe de 3e d’orientation, où les élèves effectuent leurs stages dans le domaine de leur choix ; la filière aménagement paysager, qui comprend le CAPa jardinier paysagiste et le bac pro aménagements paysagers ; et la filière services, avec le CAPa services aux personnes & vente en espace rural, le bac pro Sapat (services aux personnes et animation dans les territoires) et le CAP accompagnant éducatif petite enfance (AEPE). La MFR accueille 205 apprenants, dont une trentaine en apprentissage, tandis que les autres suivent un cursus en formation initiale.

L’établissement propose aussi des formations continues destinées aux aides à domicile et à des professionnels, comme le SST (sauveteur secouriste au travail), les gestes et postures, l’accompagnement de fin de vie ou encore la gestion de l’agressivité.

Pour Ombeline Richard, ce qui fait la force de la MFR, c’est « l’accompagnement individualisé des élèves ». L’identité particulière de l’établissement se traduit aussi dans le recrutement : « On recrute énormément grâce au bouche-à-oreille, grâce à des anciens élèves devenus parents qui inscrivent leurs enfants et qui en parlent autour d’eux ». Résultat : « Les jeunes véhiculent une image positive de l’établissement, parce qu’ils s’y sentent bien », se réjouit la directrice.

Son infrastructure

Au rez-de-chaussée du bâtiment principal se trouve l’espace restauration : la MFR est livrée par la société API restauration et les produits sont transformés sur place par les maîtresses de maison. « On essaye un maximum de faire plaisir aux jeunes en leur préparant des plats familiaux, comme le bœuf bourguignon par exemple », souligne Ombeline Richard. À l’étage se trouvent un laboratoire et un appartement pédagogique équipé d’un lit médicalisé, d’un lève personne et d’un mannequin permettant aux élèves de se former concrètement aux soins et à la puériculture.

Derrière le bâtiment principal se trouvent un vaste espace arboré, les salles de classe et le plateau technique dédié aux espaces verts, essentiel pour la filière aménagement paysager.

La MFR dispose aussi d’un internat de 80 places. « L’internat est une valeur importante pour les MFR, la vie résidentielle a une place centrale. Mais la nôtre est implantée dans le centre d’une ville de 4 000 habitants et la gare est à 150 mètres, ce qui permet aux jeunes de repartir chez leurs parents facilement. Donc on a plus de demi-pensionnaires que d’internes », indique Ombeline Richard. Sur plus de 200 élèves, seuls 45 jeunes y sont internes.

Ses projets

La MFR du Clos Fleuri ne manque pas de projets. L’ouverture prochaine d’une friperie ouverte au public permettra aux élèves de pratiquer la vente de vêtements de seconde main en conditions réelles et de développer le contact avec la clientèle. « C’est de la mise en situation réelle, c’est très important pour nous de proposer du concret aux élèves », explique la directrice de la MFR.

Une salle polyvalente de 160 m2 va bientôt être inaugurée au sein de la MFR du Clos Fleuri.

Autre projet majeur : une salle polyvalente de 160 m², construite mais pas encore équipée, qui offrira bientôt aux apprenants un lieu pour des activités sportives et un espace de détente. « Jusqu’ici, les jeunes n’avaient pas d’abri à l’extérieur », précise la directrice.

La vie de l’établissement est également rythmée par des actions solidaires et citoyennes : participation au Téléthon, à Octobre rose (campagne mondiale visant à sensibiliser au cancer du sein ndlr), à Septembre en or (campagne dédiée à la lutte contre les cancers de l’enfant, de l’adolescent et du jeune adulte ndlr) et même un déplacement d’une quinzaine de jeunes aux Jeux olympiques de Paris en 2024.

La modernisation de l’établissement est également au rendez-vous : presque toutes les salles de classe sont désormais équipées de tableaux blancs interactifs (TBI), un outil indispensable pour enrichir les cours et faciliter le travail des moniteurs.

Au Clos Fleuri, traditions et innovations se conjuguent ainsi au quotidien pour offrir aux jeunes un cadre d’apprentissage unique, fidèle à l’esprit des MFR : former et accompagner chaque apprenant individuellement vers la réussite, en lien étroit avec les acteurs du territoire.

Julien Caron 

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Agriculture Hauts-de-France

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