La fête de l’Aïd-el-Kébir, ou Aïd al-Adha, se déroulera une nouvelle fois sous le signe de la crise sanitaire. Avec un brassage important de population partant à l’étranger pour cette fête, le gouvernement a tenu à éclaircir certaines restrictions. Ce sont principalement, les règles concernant les sites d’abattage qui ont été rappelées. Seuls deux abattoirs du Nord sont autorisés à pratiquer l’abattage rituel : la Société Ovine Flandre Artois de Bailleul et La Douaisienne d’abattage. Les particuliers n’ont quant à eux pas le droit de procéder à l’abattage d’animaux, notamment de moutons.
Pour les personnes souhaitant réaliser une commande, il y a plusieurs choix : se rapprocher des éleveurs ou d’établissements identifiés, ou faire directement appel aux points de vente qui commercialisent des carcasses issues de filières autorisées, comme les supermarchés et hypermarchés, et les boucheries spécialisées en viande halal.
Des contrôles seront effectués, par le gouvernement, pendant la période du 4 au 14 juillet 2022. En effet, des vérifications seront opérées en particulier par rapport aux transporteurs autorisés de moutons. Ils doivent être, en application de l’arrêté préfectoral du 14 juin 2022, des éleveurs fournisseurs utilisant des véhicules spécialisés. Le transport d’ovins et de caprins n’est pas autorisé pour les particuliers durant cette période. Une peine d’amende de 750 € est encourue par les convoyeurs ne respectant pas les conditions de bien-être animal lors du transport.
De plus, toute personne recourant à l’abattage rituel en dehors des abattoirs autorisés pourra se voir condamné jusqu’à 6 mois d’emprisonnement et 15 000 € d’amende. Pour les consommateurs revenant de l’étranger après la fête, il est important de ne pas importer des produits ou sous-produits illégaux sous peine de 300 000 € d’amende et 2 ans d’emprisonnement.
Quelques éleveurs fournissent toute l’année l’abattoir de Bailleul comme Nicolas Dekeister. Il explique qu’il y a une forte demande d’animaux mais « jamais assez d’agneaux et de producteurs. » L’éleveur d’ovins et de caprins, président de l’association Agn’Hauts Pays, travaille avec les bouchers qui commandent à la semaine ce dont ils ont besoin. La vente de ces agneaux et moutons représente tout de même environ 40 % de son chiffre d’affaires.
Ce sont les petits éleveurs qui réalisent généralement des commandes pour les particuliers. Pendant la fête de l’Aïd-el-Kébir, l’un d’entre eux prépare des bons de commande que les particuliers remplissent pour obtenir un agneau ou un mouton qu’ils doivent aller chercher à l’abattoir. Selon la chambre d’agriculture, un sentiment général d’augmentation de la demande aurait été constaté chez les éleveurs par rapport à l’année dernière.
Célia Bouriez
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