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08-03-2021

Chevaux : épidémie de rhinopneumonie dans plusieurs pays d’Europe

Une épidémie de rhinopneumonie touche des chevaux dans plusieurs départements situés aux portes des Hauts-de-France. Face au danger, des précautions sont à prendre.

cheval box © Pixabay
Nord et Pas-de-Calais sont à ce jour indemnes mais les propriétaires d’équidés doivent être vigilants. © Pixabay

Des foyers de rhinopneumonie, maladie respiratoire, ont été détectés en France depuis le début du mois de mars 2021. La Fédération équestre internationale (FEI) a décidé de suspendre les concours internationaux dans 10 pays européens jusqu’au dimanche 28 mars inclus.

« C’est en Espagne, à Valence, sur un site qui accueillait plusieurs centaines de chevaux à l’occasion d’une compétition internationale, que l’épidémie serait apparue », indique Louise Payen, conseillère équine à la chambre d’agriculture Nord-Pas de Calais. 

Environ la moitié des équidés participant à l’évènement présente ou a présenté des signes cliniques. Plusieurs équidés ont dû être hospitalisés. Quatre chevaux sont morts, fait part le Réseau d’épidémio-surveillance en pathologie équine (Respe) dans son dernier communiqué.

Plusieurs foyers confirmés en France et en Belgique

En France, plusieurs foyers ont été confirmés dans des écuries de chevaux rentrant de Valence, dans les départements du Calvados, de Haute-Savoie, de l’Hérault et de Seine-et-Marne. D’autres foyers possibles sont en cours de détermination dans d’autres départements.

« Il y a très peu de cas sur le territoire et les Hauts-de-France sont indemnes pour le moment, annonce Louise Payen. Il convient néanmoins d’être particulièrement vigilant. Les équidés touchés présentent majoritairement des symptômes respiratoires, de la toux et des problèmes de locomotion. »

Des cas ont aussi été signalés en Belgique, en Allemagne et en Suisse.

Prévention et vaccination

Des recommandations s’appliquent à l’ensemble de la filière, toutes activités confondues . Il est conseillé pour les chevaux déjà vaccinés, en bonne santé, n’ayant pas été en contact avec des foyers avérés ou suspects, de procéder à un rappel.

Pour les chevaux non vaccinés et non exposés, une vaccination peut également être envisagée, mais n’aura que peu d’effets en pleine épizootie. Pour les chevaux exposés qui peuvent être en phase d’incubation, la vaccination est déconseillée.

Les déplacements d’équidés ne sont pas recommandés.

Que faire en cas de suspicion?

Il est important d’isoler, autant que faire se peut, les chevaux suspects ; de suivre la température de ces animaux pendant au moins une semaine, conseille le Respe.

Il convient enfin de contacter un vétérinaire pour qu’il examine les chevaux suspects ; en particulier ceux présentant de l’hyperthermie, du jetage nasal, des œdèmes des membres. Il pourra éventuellement procéder à des prélèvements, pour recherche du virus.

Simon Playoult

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