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Travailleur de Noël : témoignage de Julien Duchâteau, éleveur de charolaises

23-12-2021

Actualité

Société

Éleveur de charolaises à Marquise (62) en Gaec avec ses parents, Julien Duchâteau s’occupe toute l’année de son troupeau de 65 vaches allaitantes. Toute l’année… même les soirs de réveillon !

Veau charolais ©F. Blondel

« Je suis éleveur de charolaises. J’ai un troupeau de 65 vaches, dont je m’occupe au sein du Gaec où je travaille avec mes parents. Nous regroupons généralement les vêlages entre le 1er novembre et le 15 janvier car c’est une période plus creuse. Nous avons d’autres productions (légumes, céréales…), et chaque période de l’année est dédiée à un travail bien précis. En fin d’année, j’ai plus de temps pour m’occuper de mes vêlages.

Nous fêtons le 25 décembre en famille, chez mes grands-parents. On se met généralement en route vers midi. Il y a quelques années, autour de 2015, juste avant de partir, vers 11 h 30, mon père et moi avions repéré une vache qui se préparait à vêler. Mes frères et sœurs sont partis en avance voir la famille et nous sommes restés aux côtés de la vache. Finalement, il s’est avéré qu’il s’agissait d’une césarienne et nous avons dû appeler le vétérinaire. Il faut savoir qu’on en a que deux par an, et c’est tombé pile ce jour-là !

Au final, tout s’est bien passé : un veau vivant, une petite cicatrice pour la vache, et beaucoup de retard au repas de famille pour nous ! Mais finalement, nous n’avons raté que l’apéritif.

On a eu la sensation d’embêter tout le monde… Mais c’était pour le bien-être des animaux ! Mon père aussi a connu, dans sa carrière, une histoire hors normes un soir de nouvel an. Une vache a vêlé pendant le réveillon. Quand il est revenu, le veau était né… mais la matrice était dehors ! Il a fallu appeler le vétérinaire pour la remettre en place.

En ce moment, je suis dans mes vêlages, comme tous les ans à cette époque. J’espère juste que cette année ça ira ! Mais, c’est aussi ça, être éleveur. Heureusement que je suis en Gaec avec mes parents… Ça fait plus de monde sur le pont en cas de pépin ! »

Lucie De Gusseme

Lire aussi : Travailleur de Noël : témoignage de Marie Bastaert, vétérinaire

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