⏱
| Propos recueillis par le Préfet du Pas-de-Calais

LIOT est une entreprise française spécialisée dans les ovoproduits pour l’industrie agroalimentaire, la restauration et la nutrition. Elle est reconnue pour son procédé breveté de « liotisation », qui permet de conserver certains produits à base d’œufs plusieurs mois à température ambiante sans conservateurs ni additifs.
Depuis la mise en service, il y a un an, de la station d’épuration de l’entreprise LIOT, implantée à Annezin, de nombreux riverains signalent des nuisances olfactives récurrentes affectant leur qualité de vie.
Une première réunion s’est tenue le 28 juillet 2025 sous l’égide de Sébastien BECOULET, sous-préfet de Béthune, en présence de l’entreprise, de la commune et de riverains. Il s’agissait d’identifier l’origine des désagréments et de veiller au respect par l’exploitant de ses obligations environnementales. À cette occasion, un dysfonctionnement du système de filtration au charbon avait été signalé et l’entreprise s’était engagée à renforcer la maintenance de ses équipements.
Cependant, de nouveaux signalements ont été enregistrés en début d’année. Une nouvelle réunion a été organisée le 3 avril 2026 par la sous-préfecture avec l’entreprise LIOT, la commune d’Annezin, la communauté d’agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane (CABBALR), en charge du réseau public d’assainissement, ainsi que des représentants des riverains.
Lire aussi | Quelle plus-value pour les marques de produits locaux ? Saveurs en’Or s’interroge.
Parallèlement, les contrôles menés par l’inspection des installations classées de la DREAL ont permis d’établir plusieurs non-conformités concernant le fonctionnement de la station d’épuration de l’entreprise. Des rejets de boues de traitement dans le milieu naturel ont notamment été constatés. Ces manquements ont conduit la préfecture à prendre, le 23 décembre 2025, un arrêté de mise en demeure imposant à l’exploitant de se conformer à ses obligations réglementaires.
À l’issue de la réunion du 3 avril, une visite sur site a été déclenchée et a mis en évidence, que l’exploitant, en poursuivant l’exploitation de la station d’épuration interne de son établissement de manière dégradée, ne respecte pas les dispositions de l’arrêté de mise en demeure de décembre 2025.
En conséquence, le préfet du Pas-de-Calais a pris ce jour un arrêté prononçant une astreinte administrative de 400 euros par jour jusqu’à la mise en conformité des installations.
Par ailleurs, si les dysfonctionnements perdurent au-delà d’un mois, d’autres mesures seront prises par les services de l’État, afin de veiller à la mise en œuvre effective des mesures prescrites à l’exploitant.

Actualité
Agroalimentaire, Transformation

Actualité

Actualité

Vivre et travailler ensemble : la vie d’un couple à la ferme !
par Hélène Grafeuille
Ecoutez leur histoire !
