Pour les initiateurs de la stratégie d’attractivité, ces résultats sont une « success-story » à la nordiste. Les Hauts-de-France, durement touchés dans certaines zones par la désindustrialisation, font maintenant partie des dix régions européennes les plus attractives pour les investissements étrangers, se félicitent la Région et Nord France Invest dans un bilan des 10 dernières années diffusé fin janvier. Les deux acteurs font état d’une progression en quatre cycles, à partir de 2016, c’est la « montée en puissance ».
Durant ces quatre ans, le nombre de projets augmente, et les emplois aussi, de 25 % par an en moyenne.
Cette période permet à la région de s’imposer en tant que première région industrielle française en nombre d’emplois générés chaque année, et de monter parmi les poids lourds européens. À l’industrie se joint la logistique, puisque son développement est à l’origine de plus de 2 700 emplois en quatre ans.
Parmi les entreprises qui ont marqué la période grâce à leurs annonces, on retrouve le géant Amazon, McCain, IBM, AGCO, Comarch, CGI ou encore Cereal Group. Évidemment, ces chiffres positifs sont portés par un contexte économique avantageux, en France comme en Europe.
C’est la crise sanitaire qui vient, en 2020, rompre avec cette dynamique de croissance : l’heure est désormais à la « résilience ». Certains investissements sont réduits voire annulés, et les emplois diminuent de 17 % dans la région par rapport à 2019. Pourtant, le moral ne retombe pas : la Région connaît un volume de nouveaux projets stable, soutenus par la logistique qui contrairement à l’industrie, est portée par la crise du covid.
Et parfois, reculer d’un pas permet de mieux sauter : c’est ce qu’il se passe dès 2021, avec l’entrée dans une nouvelle phase nommée « le super-cycle industriel ». Pendant les trois années qui suivent, les investissements s’accélèrent et 8 000 emplois en bénéficient. Avec une industrie pionnière : celle des batteries, en particulier de voitures, qui s’installe durablement sur le territoire et booste ses performances. En 2023, un basculement se produit : pour la première fois, le nombre de créations de sites dépasse celui des extensions.
Cette dynamique régionale contraste alors avec celle européenne, où les investissements étrangers sont en baisse de 3 %. Et la Région se félicite car pendant les deux dernières années, 2024 et 2025, cette dynamique s’est consolidée.
La période de forte croissance n’a pas engendré d’effondrement, et la phase de stabilisation en cours permet de sécuriser tout le travail effectué jusqu’alors : la Région bénéficie désormais de 62 000 emplois et 1 500 projets d’investissements à préserver. Encore une fois, à l’inverse de la dynamique européenne qui perd des projets et des emplois.
Après le regard sur les dix années qui viennent de passer, la Région et Nord France Invest se projettent maintenant vers l’avenir. « Notre ambition pour les dix prochaines années : consolider notre rang européen et faire des Hauts-de-France un territoire de référence pour les investissements qui participent à la transformation de notre économie », affirme Luc Doublet, président de Nord France Invest.
Pour Philippe Beauchamps, vice-président en charge des relations aux entreprises, de l’emploi et de la formation professionnelle, la Région a toutes ses chances de poursuivre sa croissance : « Notre Région Hauts-de-France est située au cœur de la plus vaste zone commerciale d’Europe, à l’intersection des grands axes reliant Paris, Londres, Bruxelles et des principaux ports du nord du continent. Nous avons une position stratégique unique. Cette centralité géographique constitue un avantage décisif pour les entreprises industrielles, logistiques et commerciales qui cherchent à se déployer à l’échelle européenne ».
Lire aussi : L’économie des Hauts-de-France appelle à repenser la mobilité – Terres et Territoires
Anaëlle Charlier

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