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25-09-2026

La transmission familiale, un parcours pas si évident

Entrepreneurs et acteurs du monde économique se sont retrouvés, jeudi 24 septembre, à l’université catholique de Lille. Au cœur des discussions, la transmission des entreprises familiale.

Quel avenir pour la transmission des entreprises familiales ? C’est en somme la question à laquelle entrepreneurs et acteurs du monde économique ont tenté de répondre. © C. B.

Quel avenir pour la transmission des entreprises familiales ? C’est en somme la question à laquelle entrepreneurs et acteurs du monde économique ont tenté de répondre, jeudi 24 septembre, à l’université catholique de Lille.

Reprendre l’entreprise familiale n’est pas toujours une évidence. C’est le cas de Matthieu Hede, président de MH Industries. « Je ne m’étais jamais projeté à reprendre leur entreprise ». Finalement, il rejoint la structure de ses parents, une fonderie d’aluminium, à 29 ans. De 30 personnes, il est désormais à la tête de 500 salariés.

« Monter en gamme »

Même exemple pour Pierre Gattaz, ancien patron du Medef, qui ne voulait « surtout pas s’occuper de Radiall », entreprise de composants électriques. D’après lui, pour s’inscrire dans la durée il faut « monter en gamme par l’innovation ». Une réflexion partagée par Louis Gallois, ancien haut fonctionnaire et dirigeant de grandes entreprises (SNCF, PSA devenu Stellantis ou encore EADS devenu Airbus). « Si on veut se défendre (face à la concurrence étrangère ndrl), il faut innover, être en avance. »

De son côté, Corinne Molina, cofondatrice et vice-présidente de Mäder, fabricant de peintures industrielles, résines et composite, se félicite que son fils ait « envie de reprendre la suite ». Elle a fait le choix de s’implanter dans les Hauts-de-France « parce qu’on a été soutenus financièrement ». Xavier Bertrand, Président de la région, en a profité pour rappeler : « nous sommes aux côtés des entreprises familiales ».

Dans son discours Natacha Polony, directrice du média « l’Audace ! » n’a pas mâché ses mots. « Nous avons cessé de croire en cette idée du progrès » en France. Puis d’ajouter : « Une entreprise familiale se transmet donc elle s’inscrit dans un temps long et va petit à petit transformer une société, un territoire, les gens qui y participe. Chaque génération va essayer d’améliorer ce qu’elle a reçu. »

Retrouvez notre article sur cette rencontre dans notre prochaine édition.

Céline Bergeron

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