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13-07-2023

Les eaux de baignade de bonne qualité

Chaque année, l’Agence régionale de santé et l’Agence de l’eau Artois-Picardie établissent leur classement des sites de baignade régionaux en fonction de la qualité des eaux.

À Leffrinckoucke, à proximité de la frontière belge, la qualité des eaux de baignade demeure excellente cette année encore. © J. D. P.

Chaque année, l’Agence régionale de santé (ARS) et l’Agence de l’eau Artois-Picardie analysent la qualité des eaux de baignade et établissent leur palmarès pour la saison qui s’ouvre. Le classement 2023 repose donc sur l’observation de la saison balnéaire en 2022, établie entre le 14 juin et le 13 septembre derniers pour la mer et selon les dates d’ouverture de chaque baignade en eau douce. Relevés modérés par les résultats des quatre dernières années afin de privilégier l’observation des pollutions chroniques aux pics de pollutions isolés.

En 2022, près de 594 prélèvements ont ainsi été réalisés sur les 43 sites de baignade du bassin Artois-Picardie (dont 556 prélèvements pour les baignades en eau de mer et 38 pour les baignades en eau douce). Verdict : 17 sites de baignades sont affichés en excellente qualité (bleu), 17 en bonne qualité (vert), 9 en qualité suffisante (jaune). À noter enfin qu’aucun des sites observés n’est affiché en qualité insuffisante (rouge).

En résumé, 80 % des sites contrôlés affichent une qualité d’eau bonne à excellente au regard des normes destinées à prévenir les risques sanitaires lors de la pratique de la baignade.

Drapeau violet

Dans le détail, les plages de Bray-Dunes « Poste de secours », Dunkerque « Malo Terminus » et Le Quesnoy voient leur qualité s’améliorer et sont désormais classés en excellente qualité (bleu). Tous les sites de baignades de la Somme ainsi que les sites de Bray-Dunes, Zuydcoote, Leffrinckoucke, Gravelines, Oye-Plage « Les Dunes », Ambleteuse et Berck-sur-Mer maintiennent leur classement excellent. Une attention particulière est portée sur les sites classés en qualité suffisante (Escalles, Audinghen, Audresselles, Boulogne-sur-Mer, Neufchâtel-Hardelot, Camiers et Le Touquet-Paris-Plage).

À l’échelle régionale, la baignade de l’étang d’Isle à Saint-Quentin a été réouverte en 2021 à la suite de travaux importants sur le réseau de collecte des eaux usées réalisés en 2020 et est classée depuis les analyses faites en 2022 en bonne qualité. La baignade du Crotoy, fermée depuis 2018, reste interdite.

Il est bon de rappeler qu’au niveau des postes de secours, un drapeau violet peut être hissé qui indique l’interdiction de la baignade pour cause de pollution de l’eau ou de présence d’espèces aquatiques dangereuses.

Une question de santé publique

Pour évaluer la qualité des eaux de baignade, entre 9 et 19 prélèvements ont été réalisés en 2022 sur chacune des zones de baignade en mer et entre 6 et 11 prélèvements pour les baignades en eau douce.

La fréquence des prélèvements dépend de la qualité de l’eau lors des saisons précédentes ainsi que de la fréquentation du site.

Des analyses nécessaires en termes de santé publique car une qualité dégradée de l’eau peut conduire à des affections de santé, le plus souvent bénignes : pathologies de la sphère oto-rhino laryngée, de l’appareil digestif (gastro-entérite) ou des yeux.

L’ARS rappelle que « la réalisation d’un profil de baignade a pour objectif d’améliorer la qualité des eaux de baignade à travers la mise en place d’une gestion active par le gestionnaire, comme la fermeture préventive et temporaire (maximum 72 heures), afin d’éviter l’exposition des baigneurs à une pollution ponctuelle. » Lors de la dernière saison, certaines villes dont Le Portel, Wimereux, Boulogne-sur-Mer, Oye-Plage, Dunkerque, Escalles, Audinghen Fourmies et Le Quesnoy avaient procédé à des interdictions préventives et temporaires de la baignade dans ce cadre.

Outre la pollution, plusieurs facteurs comme la météo, les températures, de fortes pluies, la fréquentation humaine et animale du site peuvent encore avoir une influence sur la qualité de l’eau de baignade.

Justine Demade Pellorce

Lire aussi : Eau : 7,5 millions d’euros pour la biodiversité

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