Passé un épisode pluvieux en fin de semaine dernière, les moissons ont repris. « Ça a tourné dans le Ternois », annonce Christophe Guille, conseiller grandes cultures à la chambre d’agriculture, pour ce secteur. Comme du côté de Béthune et dans l’Artois. Il y a eu « quelques hectares de blé volés entre les pluies ». Côté Noriap, Matthieu Beyaert parle d’une faible avancée cette semaine, en raison d’une pluviométrie globalement persistante : sur le Pas-de-Calais, il reste 15 % des parcelles à battre.
L’amélioration anticyclonique espérée de cette seconde partie de semaine devrait permettre de clore la moisson.
Les moissons se sont un peu étirées quand on pense « que les premières bennes étaient déjà remplies le 12 juillet, rappelle Christophe Guille. Le blé meunier est de bonne qualité globalement, au-dessus de la moyenne. Dans le Ternois, nous sommes à 95 quintaux (q) à l’hectare (ha) : la météo du printemps, assez sec, et les quelques pluies en mai-juin, ont joué favorablement. »
Pour les protéines, les chiffres sont à 11,5 %, amplement suffisants pour la meunerie. « Pour la farine, nous étions à 80 kg à l’hectare pour 100 kg de blé. Avec la pluie, on est descendus à 79, mais cela reste bons chiffres », confirme Maxime Thuillier, directeur céréales chez Unéal. Cela suffit-il à octroyer un bon revenu à l’agriculteur ? Pas vraiment, si l’on en croit Maxime Thuillier. « Avec des prix à 180 € la tonne en ce moment, ce n’est pas rémunérateur. Pour une surface moyenne dans nos départements de 50 ha emblavés, il reste 7 000 € à l’agriculteur, soit environ 600 € par mois. » Si son autre récolte principale n’est pas bonne, ce n’est pas viable.
« Les marchés sont dans l’inquiétude au niveau international », remarque Matthieu Beyaert. Cependant, il resterait de bonnes affaires à faire à l’export, car la moisson a été très retardée par les pluies dans le nord de la Russie. « Nos silos sont pleins. Les Russes ont connu de mauvais rendements et des bateaux vont sûrement revenir vers la France », avance Mathieu Thuillier.
Pour Christophe Guille, se confirme « une année vraiment exceptionnelle pour le colza ». Les rendements de 45 à 55 q /ha se confirment en moyenne. Chez Unéal, Maxime Thuillier parle de 45 à 50 q/ha, ce qui est « plutôt au-dessus de la moyenne décennale ». Et c’est très bien avancé. « Les récoltes sont à 95 % faites pour le colza », chez Unéal. Tout est positif « mis à part une petite baisse des surfaces », tempère Matthieu Beyaert.
Lire aussi : Moissons : Des pluies sans impact, une qualité toujours présente – Terres et Territoires
Frédéric Douchet

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