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La filière poisson a la tête sous l’eau

01-04-2021

Grand format

C’est tout frais

Brexit, fermeture des restaurants et baisse des prix… Depuis un an, la filière halieutique des Hauts-de-France semble submergée par les difficultés. Comment les producteurs et pêcheurs de la région traversent-ils cette crise ? Le « consommer local » pourra-t-il aider la filière ? Éléments de réponse dans notre grand format.

50 000 tonnes de produits de la mer y sont pêchées chaque année. 31 500 tonnes annuelles sont vendues à la criée de Boulogne-sur-Mer (62), premier port de pêche du pays. La région des Hauts-de-France est la 2e de France en vente de pêche marine fraîche. À cela s’ajoutent la production aquacole (truites, saumons, bars et daurades) qui représente 9500 tonnes par an, ainsi que la production de moules de bouchot (2800 t/an).

Pour en savoir plus sur le poisson dans les Hauts-de-France, cliquez sur l’image ci-dessous :

infographie GF poisson HDF

Seulement voilà, la filière se retrouve aujourd’hui en grande difficulté, notamment en raison de la crise sanitaire. Les restaurants sont fermés depuis des mois, la fréquentation touristique de la côte est limitée, la demande générale est en baisse, les cours du poisson aussi. Des bateaux restent à quai. Les poissons français « rencontrent une nette concurrence des importations, précisent nos confrères du journal Les Marchés. Les poissons fins comme la lotte restent peu recherchés du fait de la pandémie. Seules les opérations promotionnelles des grandes surfaces animent le marché lorsqu’elles ont lieu, mais l’heure n’est pas à la fébrilité. Au contraire, grossistes et détaillants sont très prudents, d’autant plus que personne n’exclut de nouvelles restrictions face à une situation sanitaire dégradée. » Le Brexit rend également la situation compliquée pour les pêcheurs qui voient leur zone de pêche restreinte.

On fait le point sur l’actualité avec Olivier Leprêtre, président du comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM) Hauts-de-France :

Olivier Leprêtre, président du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM) Hauts-de-France © DR
Olivier Leprêtre.

Un de nos journalistes s’est également rendu dans le port d’Étaples-sur-Mer (62), pour prendre la mesure de la situation, au plus près de la profession. Retrouvez son reportage ci-dessous:

À Étaples, les pêcheurs, pris entre deux crises, ont le vague à l’âme

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Étienne Dachicourt, directeur adjoint de la Coopérative maritime étaploise (CME), et Bruno Margollé, son président. © SP

Consommer local

Dans le même temps, on voit apparaître des démarches en faveur de la consommation locale, pour inciter les consommateurs à se tourner vers les produits de la mer régionaux. Le port de Boulogne-sur-Mer lançait une campagne de communication en début d’année ; la chambre d’agriculture des Hauts-de-France publie, quant à elle, un guide sur la filière halieutique à destination de la restauration collective. Mais c’est quoi exactement, consommer local et durable, lorsqu’il s’agit de poissons et autres produits de la mer ?

On vous en dit plus avec Justine Delettre, chargée de programme pour la marque Mr. Goodfish : Produits de la mer : manger local et de saison, on s’en « fish » pas

stand Mr.Goodfish à Nausicaa © Nausicaa
Stand Mr. Goodfish à Nausicaá, Boulogne-sur-Mer. © Nausicaá

Enfin, il va vous emmener au plus près des pêcheurs, sur les bateaux et parmi les poissons… C’est le photographe Frédéric Briois, originaire du Pas-de-Calais et passionné par les hommes de la mer, qui se consacre depuis plus de 10 ans au secteur de la pêche. Découvrez son travail photographique dans ce dernier article : Immersion dans les filets de pêche.

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La pêche et la mer offrent des lumières et des ambiances intéressantes pour un photographe. © Frédéric Briois

Laura Béheulière

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