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24-11-2020

Légumes d’industrie : les producteurs attendent le soutien de toute la filière

Après une campagne 2020 marquée par une revalorisation du prix des contrats avec Bonduelle, les producteurs de légumes estiment que l’effort doit se poursuivre en 2021. Et que la grande distribution doit également jouer le jeu.

Terres et territoires - petits pois Bonduelle
Après la revalorisation des contrats en 2020, les organisations de producteurs livrant à Bonduelle espèrent la poursuite des efforts pour 2021. © adobe.stock.com

Les efforts consentis doivent se poursuivre en 2021. C’est en substance ce que demandent les producteurs de légumes d’industrie des Hauts-de-France livrant à Bonduelle. Ils sont réunis au sein de deux organisations de producteurs (OP). OPLVert et Oplinord représentent 18 000 ha, soit 25 % des surfaces nationales.

En effet, dans le cadre de la campagne 2020, « le groupe Bonduelle s’est engagé à nos côtés dans une démarche vertueuse en signant un accord de revalorisation permettant de financer une augmentation du revenu agricole et les investissements nécessaires à la transition agroécologique », rappellent les deux OP dans un communiqué.

La distribution attendue au tournant

Après la revalorisation de 2020, les OP espèrent que les « efforts engagés » vont se poursuivre en 2021, avec des contrats de nouveaux revalorisés pour les producteurs.

Selon eux, le recours à l’irrigation, aux techniques culturales alternatives et l’impact des aléas climatiques sur les rendements « rendent la culture de légumes de plus en plus difficile. Et de moins en moins rentable pour les producteurs ».

« C’est particulièrement vrai cette année, précise Éric Legras, agriculteur dans l’Aisne et président de l’OPLVert. La campagne a été très difficile, les producteurs ont dû mettre plus de moyens pour obtenir, au final, une récolte décevante ».

« Un problème global »

Éric Legras reconnaît que la filière rencontre « un problème global ». La baisse des rendements a, aussi, des conséquences sur la rentabilité de l’industriel.

Autre écueil : sa difficulté à répercuter la hausse des coûts de production à la grande distribution. C’est pourquoi les producteurs aspirent aussi à ce que cette dernière emboîte le pas à l’industriel. « La valeur des produits finis est insuffisante, estiment les OP. Nous appelons les acteurs de la grande distribution à se rallier aux efforts nécessaires pour soutenir une filière essentielle à la souveraineté alimentaire française ».

Lire aussi : Légumes de conserve : un marché domestique en plein essor

Une filière en sursis

Les deux organisations de producteurs ajoutent : « Nous avons impérativement besoin du soutien de tous les acteurs de la filière : industriels et distributeurs pour revaloriser le revenu agricole. Sans un soutien significatif, la filière légume sera amenée à disparaître petit à petit ».

Virginie Charpenet

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