Les initiatives pour ramener un peu de nature dans les écoles fleurissent et les cours végétalisées se multiplient pour le plus grand bonheur des écoliers ! À titre d’exemple, toutes les écoles lilloises ont désormais au moins un tiers de la surface des cours de récréation végétalisée, indique la municipalité. À Dunkerque, Tourcoing, ou encore Arras ou Saint-Omer, les écoliers de certains établissements ont également découvert, à la rentrée, une cour de récréation flambant neuve laissant plus de place à la nature. « Ce sujet concerne aussi bien les communes urbaines que les communes rurales. Une orientation que doivent prendre toutes les collectivités locales, grandes ou petites », insiste Frédéric Leturque, président de l’Association des maires du Pas-de-Calais et vice-président de l’Association des maires de France (AMF).
Plus qu’une tendance, celui qui est également maire d’Arras et président de la Communauté urbaine d’Arras y voit « une lame de fond » : « On ne construira plus de cour d’école avec du bitume partout, elles seront désormais composées d’espaces naturels. On vit un changement de monde. Il y a quelques années, on nous demandait de tout goudronner, on souhaitait plutôt des aménagements ludiques pensés pour y faire des jeux pédagogiques. Les choses changent, une nouvelle donne est apparue : la végétalisation. Et cela s’est accéléré avec la séquence du Covid. Aujourd’hui la communauté éducative souhaite tout végétaliser. »
Une bonne chose pour ce dernier. Les cours végétalisées comptent de nombreux avantages : elles ramènent la biodiversité, créent des îlots de fraîcheur pour lutter contre le réchauffement climatique, désimperméabilisent les sols… « Elles permettent aussi de développer des projets pédagogiques autour des jardins et potagers. Cela contribue à l’éducation à la nature aujourd’hui nécessaire, et l’école est évidemment un bon support ! », avance celui qui est aussi co-président de la commission éducation à l’AMF.
Des aménagements qui exigent un investissement financier, mais aussi en termes de temps. « C’est un engagement de la communauté enseignante mais aussi des élèves et de leurs parents sur les 12 mois de l’année », souligne Frédéric Leturque. Car il n’y a pas de vacances pour la nature, notamment l’été où il faut continuer d’entretenir et d’arroser les espaces naturels, « d’où l’importance de ne pas imposer ces cours végétalisées, mais de les mettre en place en accord avec tout le monde, il faut que chacun se sente concerné par le projet », insiste l’élu. Selon le président de l’association des maires du Pas-de-Calais, s’il est difficile d’avancer un chiffre, il faut compter entre 100 et 200 euros par mètre carré, en fonction du projet, pour végétaliser une cour. « Toutes les communes n’en ont pas les moyens, cela se fera au fur et à mesure. À Arras, nous avons pris la décision de végétaliser au moins une cour par an. »
Hélène Graffeuille

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