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26-10-2026

Cellule départementale de veille pour le loup : que retenir de la réunion à la préfecture d’Arras ?

La réunion d’installation de la cellule départementale de veille loup a eu lieu le 7 octobre dernier à la préfecture du Pas-de-Calais. Elle fait suite à des signalements.

 

2 minutes

Aucune meute de loups n’est pour l’instant répertoriée dans le Pas-de-Calais. © Freepik

Elle aura pour but « d’anticiper l’évolution de la présence du loup dans le département ». Le 7 octobre dernier s’est tenue une réunion en préfecture du Pas-de-Calais. Celle-ci devait acter la création de la cellule départementale sur le loup. « Sa création fait suite aux différents signalements recensés dans le département et, plus récemment, à une attaque survenue en avril 2026 à Tournehem-sur-la-Hem, pour laquelle la responsabilité du loup n’a pas pu être écartée par l’OFB », fait savoir la préfecture. La réunion a rassemblé les services de l’État, les représentants du monde agricole et cynégétique ainsi que les acteurs de la protection de la biodiversité. Qu’en retenir ?

Inquiétude et mesure de soutien annoncée

François Bouclet, membre du bureau des Jeunes agriculteurs du Nord-Pas de Calais a assisté à ce premier rendez-vous. L’éleveur de vaches laitières et de brebis se dit inquiet pour la suite, l’attaque de Tournehem s’étant produite près de chez lui. « On nous dit que de toute façon on sera indemnisé et qu’il faut s’adapter », réagit-il, un peu déçu des annonces. Le département étant actuellement placé en cercle trois (zone d’expansion possible), les éleveurs peuvent prétendre à une aide à l’acquisition d’un chien de protection avec « une prise en charge à hauteur de 80 % pour l’achat et les dépenses liées à l’animal », rapporte François Bouclet.

La présidente de la FDSEA du Pas-de-Calais, Lucie Delbarre – qui n’a pas assisté en personne à la réunion – accueille favorablement ce premier pas. « On est ravi de voir que le préfet prend les choses en main. » La responsable syndicale invite les éleveurs à ouvrir l’œil et à faire remonter les cas suspects, « vaut mieux parfois faire déplacer des gens sur le terrain pour des constatations, que derrière, on soit rassuré, plutôt que de se laisser couler avec les conséquences que ça pourrait avoir ».

« Ça va dans le bon sens »

Vincent Gavériaux, naturaliste et représentant du GON* qui était également présent, salue des dialogues « constructifs » avec les chasseurs, éleveurs et associations de protection. Et une démarche d’anticipation du retour du loup « qui va dans le bon sens plutôt que de constater passivement un jour prochain une attaque de moutons ».

Si aucune autre réunion n’est pour l’instant prévue, la préfecture du Pas-de-Calais assure suivre l’évolution de la situation grâce notamment au réseau Loup-lynx de l’OFB. « La cellule se réunira en fonction de l’évolution de la situation. Si la présence du loup devenait avérée et régulière, elle aurait vocation à évoluer en comité départemental loup. » 

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Pas-de-Calais

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