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| Par Hélène Graffeuille
« Poule, c’était mon premier mot », sourit Maxime Derycke. « J’ai toujours été passionné par cela. » Lorsque ses parents achètent une propriété à Bondues, en métropole lilloise, pour y installer leur élevage de chevaux de course, Maxime a un an et se souvient encore que les anciens propriétaires y avaient laissé quelques poules pondeuses, probablement le point de départ d’une passion qui ne le quittera plus.
Tout petit, chaque année, il décortiquait le catalogue de vente de la Ferme de Beaumont (élevage spécialisé dans les animaux d’agrément et d’ornement, notamment les poules, basé en Normandie, ndlr) : « J’y apprenais les différentes espèces de poules. On pense souvent à l’incontournable poule rousse, mais on ne se rend pas compte de la diversité qui existe », insiste Maxime Derycke. Avant d’ajouter : « Certains doivent me prendre pour un fou ! »
En 2017, le jeune homme, aujourd’hui âgé de 25 ans, décide de lancer une chaîne YouTube consacrée à sa passion : les poules. C’est ainsi que naît l’Élevage de Maxking. Au fil des années, les vidéos s’accumulent sur le web et les réseaux sociaux et le jeune créateur parvient à se construire une communauté autour de ses animaux. Conseils d’élevage, présentation des races, reproduction, soins ou encore découverte du quotidien d’un éleveur : Maxime Derycke aborde la basse-cour sous de nombreux angles. Aujourd’hui, sa chaîne YouTube compte près de 850 vidéos et plus de 32 000 abonnés.
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Une expérience qui ne fait que confirmer son envie : faire de sa passion son métier. « La seule condition de mes parents était que je passe mon bac. C’est ce que j’ai fait. » Un bac qu’il obtient donc en juin 2019 avant se consacrer pleinement à son projet. Il installe son élevage à Bondues sur la propriété de ses parents, qui entre-temps ont fermé leur élevage de chevaux de course, « il y avait donc largement la place pour accueillir mes poules ! » Mais pas que, à quelques pas des poulaillers, une mare de quelque 3 000 m² accueille différentes espèces de canards.
Des volatiles que l’éleveur bichonne pour les proposer à la vente. Et il y a en a pour tous les goûts : « brahma – ma préférée -, hollandaise huppée, cochin, brabanter… », énumère l’éleveur. Avec une centaine de races et variétés de poules et autant de canards, les amateurs de volailles ont le choix. Certaines sont recherchées pour leurs qualités de ponte, d’autres pour leur apparence ou leurs caractéristiques particulières. Ici, on y vient pour acheter des animaux d’ornement, pas pour la consommation.
L’élevage de Maxking ne se limite d’ailleurs pas à la vente d’animaux adultes. Des poussins sont proposés, mais aussi des œufs fécondés qui peuvent être envoyés à des clients dans toute la France, permettant aux particuliers de faire naître eux-mêmes des animaux appartenant à des races parfois difficiles à trouver.
Partager, cela a toujours été le leitmotiv du Bonduois qui ouvre depuis 2022 son élevage au public (sur rendez-vous en semaine et le dimanche, et toute la journée les vendredi et samedi). Au fil des années, Maxime Derycke assiste à l’intérêt croissant du public pour ses protégés : « Entre le prix des œufs qui augmente, le côté écologique qu’elles peuvent apporter, de plus en plus de gens sont tentés d’installer un poulailler dans leur jardin. » Une grande majorité de visiteurs rendent visite à Maxking après l’avoir découvert via sa chaîne YouTube et ses réseaux sociaux. Des vecteurs que l’éleveur souhaite encore développer, « actuellement je m’en occupe seul, mais je compte embaucher deux alternants pour m’épauler dans cette activité. »
Car le jeune homme a encore plein de projets en tête, « j’aimerais ouvrir un élevage d’autruches », espère-t-il. Et s’autorise même à voir plus grand. Son rêve : « Ouvrir un zoo de 300 hectares qui concurrencerait celui de Beauval, sourit Maxime Derycke, où l’on pourrait proposer des nuits insolites… »
Car si le jeune homme est un passionné de volatiles, il voue une véritable passion pour les animaux en général. Sur son terrain, deux énormes cochons – baptisés Christopher et Kimberly – « des kunekunes qu’on m’a vendu comme étant des cochons nains… Je me suis fait avoir, aujourd’hui ils pèsent 150 kg chacun ! » Mais aussi des alpagas, des lapins et bientôt des wallabies et « j’espère aussi des chameaux ».
Pour suivre les vidéos de Maxime Derycke, rendez-vous sur YouTube, Facebook ou Instagram.
Hélène Graffeuille

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