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24-09-2026

Comment l’Ademe soutient-elle concrètement les élus dans la transition écologique ?

Le 22 septembre s’est tenue la Journée nationale des collectivités de l’Ademe. Événement qui a eu lieu au Palais de la Bourse de Lille. À cette occasion, plongée dans les actions orchestrées par l’agence de la transition écologique en faveur des collectivités.

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Le centre aquatique du Pays de Lumbres est désormais équipé d’une chaudière biomasse. © CCPL

« On est à un moment important de la transition écologique », lance Sylvain Waserman, président de l’Ademe (Agence de la transition écologique) en propos préliminaire de la Journée Nationale des Collectivités, ce mardi 22 septembre. Avec évidemment dans le rétroviseur les derniers épisodes de canicule ayant touché la France.

L’événement organisé cette année avec le partenariat de la ville de Lille et de la MEL a réuni élus et collectivités autour de la thématique de la transition écologique. À cette occasion, zoom sur les actions concrètes mises en place grâce et ou avec le soutien de l’agence publique dans la communauté de communes du Pays de Lumbres (CCPL).

L’Ademe, l’acteur discret de la transition

Sylvain Waserman, président de l’Ademe, n’était pas seul lors de la conférence de presse pour défendre l’intérêt et l’action de l’agence qu’il dirige. À ses côtés, deux élus locaux venus spontanément : Jean-François Montagne, vice-président en charge de la transition écologique à la communauté urbaine de Dunkerque, et Christian Leroy, président de la communauté de communes du Pays de Lumbres et maire d’Escœuilles. « Vous allez croire qu’on a choisi les deux élus, mais pas du tout, on s’est déjà croisé et je leur ai proposé ce matin », s’est défendu Sylvain Waserman.

Christian Leroy, président de la communauté de communes du Pays de Lumbres et maire d’Escœuilles. © D. P.

Et assez rapidement les deux représentants de collectivités se sont rejoints sur un point… « On est vent debout contre tous les mauvais génies qui voudraient nous faire penser que l’Ademe ne sert à rien (clin d’œil à la campagne présidentielle ndlr). Elle nous apporte par son expertise 360° jusqu’au financement de l’investissement, faut pas s’en cacher, si on n’avait pas ça… »

Pour la communauté de communes du Pays de Lumbres, l’agence publique est partie prenante de plusieurs projets. Le dernier en date est non des moindres : un plan de décarbonation et de production d’énergie pour le centre aquatique du Pays de Lumbres. Celui-ci entre dans le cadre du « Plan climat air énergie territorial approuvé en mars 2020 » par l’intercommunalité. Lequel prévoit la réduction d’ici 2030 de 20 % des émissions de gaz à effet de serre.

Concrètement, pour le centre aquatique, le système de chauffage gaz sera remplacé par un système biomasse qui fonctionnera grâce à une ressource locale : le bois de bocage. De quoi « susciter la plantation de haies et lutter au travers ça contre le ruissellement », souligne Christian Leroy, le président. Il précise : « L’Ademe a contribué au projet via le Fonds vert reversé au Parc naturel cap et marais d’opale en faveur de la filière bois-énergie. » La collectivité espère ainsi passer de 107 402 euros (gaz) à 76 350 euros (bois + appoint gaz) pour ses factures d’énergie. Et une baisse des émissions de gaz à effets de serre estimés de l’ordre de 80 %. La démarche intègre aussi un projet de centrale photovoltaïque en autoconsommation. « La CCPL mène ainsi depuis plusieurs mois une étude globale sur son centre aquatique inauguré en juin 2018 poursuivant un double objectif de décarbonation des énergies, rappelle la communauté de communes. L’‘étude en question est financée par l’ADEME Hauts-de-France dans le cadre du Fonds chaleur. L’enveloppe du projet global se chiffre au total à 1,1 million d’euros dont une prise en charge de 650 000 euros du Département, de l’État et de l’Europe.

« On travaille régulièrement avec eux »

L’intercommunalité du Pas-de-Calais, qui compte 24 000 habitants, a aussi pu bénéficier de fonds directs de l’agence de la transition écologique. Comme avec la taxe d’enlèvement des ordures ménagères incitative (TEOMi). La part fiscale est donc réduite pour introduire une part variable calculée sur la production d’ordures ménagères de chacune et chacun. Des infrastructures comme la Maison de santé pluridisciplinaire en lieu et place d’une ancienne friche à Lumbres (1,3 million d’euros d’investissement), a vu une partie des fonds provenir également de l’Ademe. Côté mobilité aussi, l’agence est intervenue sur le territoire avec la création d’un « urbanisme encourageant un territoire des courtes distances et d’autre part pour amplifier les actions en faveur d’une mobilité plus sobre en énergie ».

« C’est la démonstration que l’Ademe est présente aussi en milieu rural », déclarait lors de la conférence de presse le président de la communauté de communes. « On travaille régulièrement avec eux. » 

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