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04-09-2025

Premiers secours : Amélie Demey, formatrice engagée

Le 14 septembre prochain aura lieu la journée mondiale des premiers secours. L’occasion de rappeler l’importance de connaître les gestes qui peuvent sauver une vie. Rencontre avec Amélie Demey, une formatrice engagée et motivante.

La journée mondiale des premiers secours se déroule chaque année le deuxième samedi de septembre. Cette année, elle tombera donc le 14. L’occasion de sensibiliser le public à l’importance de connaître les gestes qui peuvent sauver une vie avec Amélie Demey, formatrice en prévention santé. Un secteur dans lequel elle est arrivée un peu par hasard.

« Pendant 16 ans, j’ai travaillé dans une structure pour le dépistage du cancer. J’y ai appris plein de choses. Au début, c’était une petite association, les salariés étaient polyvalents, c’est ce qui me plaisait », explique-t-elle. Au fil des années, la structure grossit, les missions d’Amélie changent et cette dernière s’y retrouve de moins en moins.

Changement de vie professionnelle

En mars 2019, elle signe une rupture conventionnelle, « sans savoir ce que j’allais faire derrière ». Heureusement, elle est soutenue par son mari et ses deux enfants, « cela a été une chance pour moi », assure-t-elle.

Au détour d’une conversation, elle entend parler de la formation Sauveteur secouriste du travail (SST) qui prépare les employés à être acteurs de la prévention des risques professionnels et à intervenir en cas d’accident ou de situation d’urgence. Elle la passe en novembre 2020 et cela lui plaît. En janvier 2021, elle décide de poursuivre dans sa lancée en passant la formation de formateur SST, qu’elle obtient. « J’ai adoré », sourit-elle.

Premiers secours : des formations qui ont du sens

En parallèle, elle entame les démarches pour travailler en tant qu’indépendante auprès d’organismes de prévention comme Cap’Avenir. Aujourd’hui, elle forme et sensibilise plus de 1 000 personnes par an et est complètement épanouie dans son travail. « Cela n’a pas été évident, travailler à son compte n’est pas facile mais j’aime vraiment ce que je fais. » Et cela transparaît lors de ses interventions (parole de jeune sauveteur secouriste au travail formée par Amélie Demey !) « Je suis au contact des gens, tout se passe toujours dans la bienveillance. Je me sens utile, ce sont des formations qui ont du sens, qui amènent une compétence » et surtout qui peuvent sauver des vies !

Salariés, agriculteurs ou encore retraités, enfants, personnes en situation de handicap… Amélie Demey intervient auprès de publics très différents. « À chaque fois je m’adapte aux personnes que j’ai en face de moi, à ce qu’elles souhaitent savoir. »

Vie professionnelle et personnelle

Des gestes qui servent sur le lieu de travail mais surtout dans la vie de tous les jours. « À n’importe quel moment de sa vie on peut être témoin d’un accident, d’une personne qui fait un malaise ou qui se blesse. Intervenir au plus vite multiplie les chances de survie », insiste la formatrice. Cette dernière en a d’ailleurs fait l’expérience : « Je me suis étouffée un jour en mangeant. Heureusement, à ce moment-là, j’ai eu la chance d’avoir quelqu’un à mes côtés qui avait été formé et qui a pratiqué la manœuvre de Heimlich (compressions abdominales permettant de traiter l’étouffement, ndlr). Si elle n’avait pas été là, je ne serai plus là. »

Aujourd’hui, seulement 40 % des Français sont formés aux gestes de premiers secours, c’est un vrai retard par rapport au reste de l’Europe. Pourtant ces gestes sont à la portée de tous, « il n’y a pas besoin d’avoir fait une école d’ingénieur pour faire du secourisme », assure Amélie Demey. Et d’ajouter : « Nous ne sommes pas des professionnels de santé mais un maillon de la chaîne des secours. »

Premiers secours : protéger, examiner, alerter et secourir

Lors de ces formations, les participants apprennent notamment à protéger afin d’éviter un sur-accident, à examiner la victime (est-elle consciente ? Saigne-t-elle ? S’étouffe-t-elle ? Respire-t-elle ?….), à faire alerter, c’est-à-dire transmettre les informations nécessaires et suffisantes pour que les secours organisent au mieux leur intervention et à secourir. « L’objectif est d’intervenir en attendant l’arrivée des secours qui peuvent mettre 10 à 15 minutes à être là. Effectuer un massage cardiaque, même s’il n’est pas parfait, peut permettre de sauver une vie. Ne rien faire sera forcément pire », insiste la formatrice SST. Et de répéter : « Tout le monde en est capable, dans ces situations, il y a une décharge d’adrénaline qui nous fait agir ! »

Citoyen sauveteur, un statut protégé

À noter que le citoyen sauveteur, défini par la loi comme « toute personne portant assistance de manière bénévole à une personne en situation apparente de péril grave et imminent », est exonéré de toute responsabilité civile pour le préjudice qui résulte pour la victime de son intervention. 

Hélène Graffeuille 

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