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Certains agriculteurs retournent leurs champs de lin

15-06-2020

Actualité

Culture

Dans les bas champs du littoral, les cultures de lin sont à des stades très hétérogènes. Certains agriculteurs ont même choisi de retourner leurs parcelles.

En dessous de 50 cm, le lin ne sera pas arrachable en juillet. © Delaporte Marc

On retourne la parcelle ou non ? Cette question, certains agriculteurs se la sont posée ces derniers jours. La situation est à certains endroits très compliquée pour la culture du lin. Dans les bas champs sableux du littoral, « certaines parcelles ont été retournées, explique Xavier Fournier, président de la section lin du Pas-de-Calais. Dans ces zones, il y a eu jusqu’à trois levées, ce qui rend la pousse très hétérogène. » Avec un mois de mai froid, un vent d’est et peu de précipitations, les lins n’ont pas bien poussé. À certains endroits, certains plants, tout petits, côtoient du lin en fleurs.

Des parcelles hétérogènes

« 2020 sera une année compliquée, annonce le président de la section lin. Pour pouvoir arracher et commercialiser le lin, il faut qu’au moins 80 % de la parcelle soit de taille homogène et que les plantes aient une taille d’au moins 50 cm. » Ce qui n’est pas le cas partout, loin s’en faut.

Pour faire face à cette situation, certains ont choisi de conduire la culture avec le minimum d’intrants, pour ne pas y investir trop d’argent. D’autres encore espèrent que les prochaines pluies permettent à la plante de rattraper sa hauteur habituelle. Mais le président de la section lin Pas-de-Calais reste sceptique. Pour lui, « 80 % du mal est fait. Ce ne sont pas les pluies qui vont arranger la situation« . Alors, pour ces agriculteurs, la question d’abandonner le lin se pose. Certains ont franchi ce pas de retourner leur parcelle.

Maïs en remplacement

Retourner sa parcelle de lin est un choix, mais pour y semer quelle autre culture ? « Après un lin, on ne peut pas mettre de betteraves ou de légumes, il reste donc le maïs », ajoute Xavier Fournier. À condition de « trouver un débouché rémunérateur pour cette culture« . La solution n’est donc pas simple. « Beaucoup se posent la question et n’ont pas encore fait leur choix« , rappelle-t-il.

La récolte 2020 sera-t-elle aussi abondante qu’annoncée ? « Malgré les hausses de surfaces emblavées en lin de 10 à 15 %, la surproduction annoncée par la filière ne sera peut-être pas aussi catastrophique, estime le président. Le rendement 2020 risque d’être le plus bas de la décennie. » Avec des prix en chute depuis la crise du coronavirus et un stockage plus long, le lin qui paraissait être le nouvel eldorado risque de perdre de son attrait.

Lucie Debuire

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