Dans un avis rendu le 14 avril 2020, l’Anses recommande à la Commission européenne de ne pas renouveler les autorisations de deux substances actives, le mancozèbe et le thiophanate-méthyl, « au regard de leur niveau de danger et des données de phytopharmacovigilance ».
Par ailleurs, « en vue d’une modification éventuelle des autorisations de mise sur le marché », et pour les mêmes raisons, l’agence s’engage à réévaluer elle-même six autres molécules avant leurs échéances européennes: l’8-hydroxyquinoline, l’ipconazole, la flurochloridone, le spirodiclofène, le halosulfuron-méthyl, ainsi que le prosulfocarbe.
D’après les données de la Banque Nationale des Ventes de produits phytopharmaceutiques (BNVD), le prosulfocarbe (désherbant) et le mancozèbe (fongicide) sont les molécules les plus vendues en quantité, juste derrière le glyphosate, pour respectivement 4458,1 et 2045,8 tonnes en 2017.
L’Anses souligne que l’Agence européenne des produits chimiques considère le mancozèbe « comme toxique pour la reproduction de catégorie 1B ». Le prosulfocarbe est, lui, remis en cause au nom de « contaminations de cultures non ciblées situées à proximité ».

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