Votre météo par ville

Soins. Le désamour pour les antibiotiques

19-11-2019

Actualite

Élevage

Utiliser moins d’antibiotiques dans les élevages, c’est l’objectif que s’est fixé le gouvernement avec les plans ÉcoAntibio 1 et 2, en 2012 et en 2017. La Draaf et les vétérinaires de la région ont fait le point sur les mesures lors d’un colloque à Tilloy-lès-Mofflaines (62).


Les éleveurs français ont réduit de 75 % l’utilisation des antibiotiques dits à « usage critique ». © DR

Les antibiotiques, c’est pas automatique ! Cette rengaine que tout le monde connaît vaut aussi pour les animaux. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a mis en place en 2012 un programme de réduction de l’utilisation des antibiotiques dans les élevages, appelé ÉcoAntibio.

Ambition du programme : la réduction de l’utilisation de ces médicaments de 25 % en cinq ans et en seulement trois ans pour les antibiotiques dits à « usage critique ». Durant cette période, les réglementations ont évolué afin d’encadrer les usages : retrait de ces molécules des programmes sanitaires d’élevages, interdiction des ristournes et rabais lors d’achats, suppression des auto-vaccins des ruminants…

En parallèle, de nombreuses formations et communications auprès des éleveurs et vétérinaires ont été mises en place. Les efforts ont été efficaces. Sur cette période, « l’utilisation des antibiotiques a été réduite de 37 % (contre 25 % initialement prévus) et de 75 % pour ceux à usage critique », annonce Blandine Ivart, inspectrice au service de l’alimentation de la Draaf Hauts-de-France lors du colloque ÉcoAntibio le 5 novembre 2019.

Lire aussi le témoignage d’un éleveur de porcs qui a réussi à se passer d’antibiotiques à la castration.

Un cadre pour les médecines alternatives ?

Des actions concrètes ont été menées par de nombreux éleveurs dans la région. « Environ 80 % des éleveurs que je conseille effectuent des démarches pour réduire l’utilisation d’antibiotiques dans leurs élevages », annonce Olivier Toulouse, vétérinaire à Hazebrouck. Face à ce succès, le gouverne- ment a renouvelé l’opération en créant le plan ÉcoAntiobio 2 pour la période 2017-2021.

Le principal objectif est de consolider les résultats du premier plan avec plus d’initiatives et de synergies entre professionnels. « Éleveurs et vétérinaires attendent un cadre réglementaire autour de l’utilisation des médecines complémentaires telles que l’aromathérapie, la phytothérapie ou l’homéopathie, explique Blandine Ivart. Mais les données sur ces alternatives ne sont pas assez précises et nous n’avons pas le recul nécessaire pour avancer sur ce sujet. » Avec ce deuxième plan, le gouvernement souhaite pérenniser ces changements de pratiques déjà initiés par de nombreux éleveurs.

Lucie Debuire

Facebook Twitter LinkedIn Google Email
La miss qui vendait des paillettes
Technico-commerciale en génétique bovine, Lisa Bernard participe aux sélections pour l’élection sur les réseaux s [...]
Lire la suite ...

Loup: une consultation publique est ouverte
Le ministère de la Transition écologique et solidaire a lancé une consultation publique du 4 au 25 décembre 2019 au [...]
Lire la suite ...

Florine déclare sa flamme aux bougies végétales
Originaire du milieu agricole, Florine Bailleul s’est lancée dans la fabrication de bougies en cire de colza. Cette c [...]
Lire la suite ...

Cinq nouvelles aides pour la filière équine dans les Hauts-de-France
La Région a voté, fin septembre 2019, un ambitieux Plan cheval. 5,3 millions d’euros vont être débloqués sur quat [...]
Lire la suite ...

Retrait de 36 produits à base de glyphosate fin 2020
Le lundi 9 décembre 2019, l’Agence nationale de sécurité sanitairede l’alimentation (Anses) a annoncé dans u [...]
Lire la suite ...

Semis de blé retardés, techniques révisées
Comme pour toutes les cultures, cette année 2019 est compliquée. Les arrachages de pommes de terre et de betteraves ta [...]
Lire la suite ...

Restez informé en recevant votre newsletter Terres et Territoires

Au cœur des terres

#terresetterritoires