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15-12-2020

Pomme de terre : la filière européenne dans l’incertitude

Dans un communiqué du 15 décembre 2020, le NEPG signale un contexte particulièrement incertain pour la filière. La crise sanitaire et la fin du CIPC compliquent la donne pour les producteurs.

pommes de terre consommation © Freepik
Dans un contexte morose pour la filière pomme de terre, une note positive : la consommation de pommes de terre fraîches se porte bien. © DR

La campagne de pommes de terre 2020-2021 se poursuit en Europe sur fond de nombreuses incertitudes. Dans un communiqué daté du 15 décembre 2020, le NEPG (groupe des producteurs de pommes de terre du Nord-ouest
européen) fait part de ses inquiétudes.

À commencer par celles qui entourent le secteur de la restauration hors domicile, qui reste pour l’heure fermée. « En raison de la pandémie, l’industrie de la transformation travaille à 80 à 90 % de sa capacité normale. Situation qui sera probablement maintenue jusqu’à la réouverture de la restauration européenne », considère le NEPG dans son communiqué. 

Baisse des surfaces

Une autre inquiétude porte sur la négociation des contrats avec les industriels pour la campagne 2021-2022. Le nombre de contrats proposés sera sans doute revu à la baisse. Le NEPG réitère son appel à réduire les surfaces emblavées au printemps prochain de 15 % à 20 %.

Germination

La filière fait également face à la première saison sans l’antigerminatif CIPC. « Les solutions alternatives proposées aux  producteurs apportent moins de satisfaction et ne sont pas toujours disponibles en quantité suffisante, note l’organisme européen. Malgré les efforts déployés par les producteurs pour s’adapter au mieux à cette situation, tous les pays du NEPG font des constats de germination précoce dans les stocks ».

Sans compter la problématique du surcoût engendré par les nouvelles techniques utilisées. « Le coût des traitements antigerminatifs est devenu beaucoup trop élevé pour les pommes de terre libres non commercialisables ou aux cours très bas actuels et leur utilisation n’est pas envisagée dans de nombreux cas », constate le syndicat de producteurs.

Lire aussi : Conservation des pommes de terre : « Une alternative qui coûte trois fois plus cher… »

Dans ce contexte, de nombreuses pommes de terre ont déjà quitté leur hangar pour, au mieux, être valorisées vers l’exportation ou l’industrie féculière mais aussi, dans certains cas, l’alimentation animale ou le biogaz. « Les conserver plus longtemps est considéré comme un risque au niveau de prix actuel », précise le NEPG.

Consommation

Seul point positif, la consommation domestique de pommes de terre fraîches se porte bien avec une augmentation moyenne de 11 % par rapport à la campagne précédente.

Enfin, Le NEPG suit les dernières négociations entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne, car « un non-accord pour le Brexit entraînera des difficultés supplémentaires sur les marchés d’exportation ».

Virginie Charpenet

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NEPG Pommes de terre

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