Le congrès de Légumes de France a lieu dans les Hauts-de-France cette année, et plus précisément à Saint-Laurent-Blangy (62). Si habituellement, il se déroule plutôt mi-novembre, cette 68e édition a, cette fois, été fixée aux 4 et 5 décembre prochain. La raison ? L’événement est organisé en partenariat avec l’Apef (Association des producteurs d’endives de France) « et pour les producteurs, le mois de novembre est chargé, c’est la période de l’arrachage. C’est pour cela que nous avons décidé de décaler à début décembre », explique Philippe Bréhon, président de l’Apef et administrateur de Légumes de France.
Ce congrès est l’un des temps forts du syndicat dont l’une des missions principales est de « défendre les intérêts des producteurs de légumes frais mais aussi de travailler à l’amélioration de la rentabilité et de la compétitivité de leurs entreprises », précise Cyril Pogu, co-président de Légumes de France. L’occasion donc d’échanger sur les enjeux d’actualité de la profession.
Lors de ce congrès, les 300 participants attendus pourront participer à deux tables rondes. La première aura lieu jeudi à 16 h sur le thème Valoriser nos métiers ou s’adapter à la pénurie de main-d’œuvre ? « Nous évoquerons les difficultés de recrutement auxquelles nous sommes confrontés », explique Bruno Vila, co-président de Légumes de France avant de détailler : « Nous commencerons par analyser ce qu’attendent les nouveaux salariés en venant travailler sur les exploitations puis nous étudierons certains dispositifs d’aide au recrutement, avant de réfléchir à des leviers pour fidéliser ses salariés. »
Et de présenter les intervenants : « Nadège Bardé, directrice du Geiq3A, qui est un grand employeur dans notre filière, et Stéphane Manigold, président de la branche restauration de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, un secteur d’activité qui fait également face à des difficultés de recrutement. Nous pourrons faire des parallèles avec nos problématiques et étudier les outils et solutions mis en place dans leur branche. Puis Christelle Wagner de l’Agence régionale pour l’amélioration des conditions de travail et enfin Henry-Louis Bourgois, directeur du campus agro-environnemental 62 interviendront également. Cette table ronde sera conclue par Julien Dives, député de l’Aisne, qui travaille beaucoup sur les sujets agricoles. »
Une seconde table ronde baptisée Vers un maraîchage bas carbone, résilient et prospère ? aura lieu le lendemain à 9 h. « C’est un sujet qui concerne tout le monde. Et pour en parler nous avons invité Jean-Marc Jancovici, ingénieur polytechnicien, enseignant et chercheur, spécialisé sur les questions d’énergie et de climat. L’objectif est qu’il nous explique, nous oriente, nous donne son avis sur nos modes de production et des pistes pour réduire notre empreinte. C’est un choix un peu audacieux, Jean-Marc Jancovici est quelqu’un de pragmatique et de cash, quand il a quelque chose à dire, il le dit. Mais l’idée est aussi d’entendre des choses qui peuvent ne pas nous faire plaisir, mais qui sont peut-être bonnes à écouter », insiste Cyril Pogu.
Puis trois producteurs, dont Philippe Bréhon, mais aussi Anne Coupet, productrice de légumes de plein champ et présidente du pôle Légumes région nord, et Louis Vinet, producteur de concombres sous serres chauffées et responsable de la commission énergie à Légumes de France, présenteront les enjeux bas carbone dans leur production. « Ensemble, les intervenants tenteront de répondre à la question : peut-on continuer à décarboner le maraîchage français tout en retrouvant une activité compétitive ? » Plusieurs temps d’échanges sont également prévus lors de ces deux jours.
La région est leader mondial dans la production d’endives — « elle représente 60 % de la production mondiale et 92 % de la production française », souligne Philippe Bréhon, président de l’Apef -, mais aussi
d’oignons. Les Hauts-de-France se situent en deuxième position pour le chou-fleur, les carottes et les poireaux et à la troisième place pour les champignons. « Nous avons la chance d’avoir des terres fertiles, un climat tempéré, de nombreuses usines agro-industrielles et d’être proche des infrastructures de transports qui permettent d’exporter nos productions », poursuit-il.
Au-delà de la dimension professionnelle, le congrès de Légumes de France est aussi l’occasion de communiquer auprès du grand public. Un Village des légumes sera installé pour accueillir des scolaires
mais aussi le grand public avec des animations qui ont l’ambition de sensibiliser les visiteurs à l’agriculture et aux légumes cultivés localement. Des ateliers seront proposés sur la culture, la saisonnalité, la consommation des fruits et légumes et leurs bienfaits sur la santé. Une pyramide de légumes sera également érigée.
À l’issue du congrès, les légumes de la pyramide seront offerts à des associations caritatives de l’Arrageois via Solaal. Village des légumes, le 4 décembre de 9 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h et le 5 de 9 h à 12 h 30.
Toutes les infos sur www.congres-legumesdefrance.fr
Hélène Graffeuille

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