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17-02-2023

Danger : L’accès au terril des Argales est interdit

En plein échauffement, l’accès au terril des Argales, interdit depuis des années, va être fortement surveillé car s’y aventurer comporte des risques très importants.

Malgré la présence de barrière, il n’est pas rare de voir des personnes s’aventurer sur le terril. © E. P.

Surveillé depuis 2009 car en combustion, le terril des Argales, à cheval sur les communes de Rieulay et Pecquencourt, est en plein échauffement. C’est pourquoi la préfecture du Nord a décidé de renforcer la surveillance quant à l’accès à ce terril.

Car bien que s’y aventurer soit interdit depuis des années, cyclistes et promeneurs ont tendance à braver les barrières de sécurité qui entourent ce témoin du passé minier de la région.

Jusqu’à 600 Â°C

Pourtant, les risques ne sont pas anodins. Selon la dernière étude du département prévention et sécurité du Bureau de recherche géologique et minière, des poches de chaleur pouvant aller jusqu’à 600 °C se sont développées dans le terril. Et ce, à une profondeur d’à peine 30 centimètres par endroits !

Conséquences de cette combustion interne : des fumées hautement toxiques, des affaissements de terrain ainsi que la chute d’arbres, dont les racines ont littéralement brûlé.

Les risques pour les intrépides qui s’y aventurent vont de brûlures importantes à la mort, notamment pour les enfants et les animaux de compagnie, qui ont plus de chance d’inhaler ces fumerolles.

Surveillance renforcée

Il faut dire que le terril est au cÅ“ur de la base de loisirs de Rieulay. Aussi, difficile d’avoir l’Å“il dessus en permanence.

Mais la préfecture du Nord a décidé d’y mettre les moyens. « Il va y avoir une actualisation de l’affichage sur le site et nous avons demandé à la police nationale de réaliser des opérations de prévention mais aussi de verbalisation. La présence sur le terril pourra être sanctionnée d’une contravention de première classe (38 €) et si l’on constate des dégradations des barrières, ce sera plus élevé puisque c’est un délit. »

D’ici une dizaine d’années, le « feu » devrait s’éteindre de lui-même.

Mais à quoi est due cette combustion interne ? « C’est un phénomène naturel lié à la présence de résidus de charbon dans le terril. En effet, les déchets de l’activité minière étaient triés et lavés avant d’être rassemblés en terril. Mais pour les secteurs où l’activité est la plus ancienne, ce qui est le cas ici, ce tri était réalisé à la main… des résidus de charbon se sont donc retrouvés dans certains terrils. En présence d’autres matières, comme la pyrite, il y a tous les éléments du triangle du feu », explique Valérie Wypych, directrice adjointe de l’unité territoriale Après-Mine Nord.

Un phénomène inexorable qui nécessite juste de la patience. D’ici une dizaine d’années, le « feu » devrait s’éteindre de lui-même.

Eglantine Puel

Lire aussi : Nord : Le département mise sur la nature

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