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| Par Anaëlle Charlier

D’abord, un ruban coupé en deux. Quelques coups de ciseaux donnés par le président de la chambre d’agriculture, Simon Ammeux, qui a enfilé la veste de président de Terres en fête ce vendredi 5 juin. À ses côtés, son prédécesseur, Jean-Bernard Bayard, que le nouveau président n’a pas manqué de saluer pendant son discours d’ouverture. Mais aussi les maires et représentants de toutes les institutions territoriales des Hauts-de-France. Terres en Fête rassemble large, car c’est l’occasion pour chacun de dire son soutien à l’agriculture régionale, devant les premiers concernés : les exploitants.
Simon Ammeux n’a pas non plus manqué de remercier tous les partenaires du salon, qui permettent pour la seizième fois de réunir tous les acteurs du monde agricole sur « un total de 20 hectares, dont 12 aménagés » au beau milieu du Pas-de-Calais. Et parmi tous les enjeux agricoles d’actualité, c’est sur la transmission que revient le président : « C’est un sujet qui m’a animé quand j’étais président des JA, il m’anime toujours et le salon est une très bonne occasion pour la transmission envers les jeunes », s’enthousiasme-t-il.
« C’est avec grande joie et fierté que nous accueillons sur notre commune cette édition de Terres en fête », a acquiescé Pascale Leciejewski, nouvelle maire de Tilloy-lès-Mofflaines, elle aussi a tenu à partager sa passion pour le monde agricole, en scandant : « Vive notre agriculture, vive notre territoire et vive Terres en fête. » Elle a été suivie par le maire d’Arras et président de la communauté urbaine d’Arras, Frédéric Leturque : « Les agriculteurs sont des chefs d’entreprises qui doivent s’adapter à la complexité de la société et du changement climatique, et on se doit dans les territoires du département de contractualiser une bonne relation de travail avec les acteurs agricoles », a enchéri l’élu.
Puis place aux représentants des Départements, avec Patrick Vallois pour le Nord, qui a souligné les efforts de l’agriculture pour persister malgré les difficultés, notamment financière qu’elle rencontre, et de féliciter le retour des bovins : « Leur absence à Paris était triste, aujourd’hui ils sont là et c’est en partie grâce à la méthode de gestion de la crise, bien qu’elle ait été critiquée », a souligné le vice-président à l’agriculture de Christian Poiret, qui a aussi rappelé l’importance du travail des laboratoires régionaux. Jean-Claude Leroy l’a aussi affirmé : l’élevage est un maillon central du département dont il est le président, le Pas-de-Calais. « Il faut rappeler que ce sont eux qui font la beauté du département, et que sans eux on perdrait beaucoup de nos paysages. »
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La vice-présidente de la Région en charge de l’agriculture, de l’agroalimentaire, de l’enseignement agricole, et de la pêche, Marie-Sophie Lesne, a tenu à souligner que malgré le contexte difficile, sa visite du salon lui avait permis de constater un esprit combatif parmi les agriculteurs, se félicite-t-elle : « Il n’y a pas de morosité mais une volonté de se battre, et ici nous sommes tous acteurs de cette volonté. » Avant de laisser la place au préfet du Nord, Bertrand Gaume, qui a pu conclure les discours inauguraux : « Le monde agricole est bâtisseur d’un modèle coopératif, dans l’achat de matériel, les banques ou encore les assurances, qu’il faut préserver en faisant preuve de bon sens. »
Anaëlle Charlier
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