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Élections américaines : « Nous avions besoin d’une administration prête à affronter les pays qui profitaient de nous »

02-11-2020

Actualité

C’est tout frais

J-1 avant la présidentielle américaine. Poursuite de nos entretiens avec des électeurs agriculteurs américains. Aujourd’hui, échange avec Glenn Heinen,
agriculteur dans le nord-est du Kansas.

Glenn Heinen,
Agriculteur dans le nord-est du Kansas

Que produisez-vous ?

Je travaille avec mon frère. Nous cultivons du maïs, du soja, du seigle, du tournesol, et élevons un troupeau d’Angus dans le Kansas. Nous avons aussi une entreprise de vente au détail ainsi qu’un service d’épandage aérien.

Lire aussi : « Il y a très peu de soutien pour Biden dans le monde agricole. »

Que pensez-vous des politiques agricoles proposées par Donald Trump et Joe Biden ?

L’action de Donald Trump, ainsi que celle de son secrétaire d’État Sonny Perdue, a été formidable pour les fermiers américains. Les prix ont été bas au cours des dernières années à cause de sa guerre commerciale avec les Chinois. Cependant, l’argent des droits de douane collectés auprès de la Chine a été redistribué au monde agricole. Nous avions besoin d’une administration qui était prête à affronter les pays qui profitaient de nous. Les anciennes administrations étaient plutôt dans l’apaisement.

En tant qu’Américain, je n’aime pas qu’on me marche dessus. Le président Trump a travaillé dans notre intérêt. Sa politique agricole de long terme nous place sur un pied d’égalité avec le monde. Son programme est conservateur et patriote, ce qui correspond à nos valeurs dans le Midwest. Le parti démocrate a, quant à lui, une mentalité très libérale. L’agriculture, pour eux, n’est qu’un moyen de donner de l’argent ou d’influencer leurs idées libérales. C’est aussi parfois un moyen de subventionner des causes qui n’ont rien à voir avec l’agriculture, mais dont ils greffent les montants sur le budget agricole. C’est immoral.

L’écart ville-campagne est-il profond aux États-Unis ?

L’écart entre les habitants des grandes villes et ceux des campagnes est définitivement plus prononcé qu’il y a 20 ans. Les gens sont de plus en plus éloignés du monde rural et de leur approvisionnement alimentaire. Le nombre d’agriculteurs et d’éleveurs diminue chaque année, ce qui nous rend plus difficilement audibles. Cela dit, les réseaux sociaux permettent d’expliquer l’agriculture aux citadins. De montrer que nous avons à cœur de fournir des denrées de la plus haute qualité, les plus sûres et abondantes au monde. C’est quelque chose dont nous, les agriculteurs et éleveurs américains, sommes très fiers.

Propos recueillis par Lucie de Gusseme

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