« Beaucoup de livraisons ne se font pas depuis dix à quinze jours », précise Hervé Lapie, également président de la FRSEA Grand Est. « Les distributeurs de GNR (gazole non routier, NDLR) sont en grande difficulté et ne savent quand ils seront livrés. Ils reçoivent énormément d’appels d’agriculteurs, mais n’ont hélas pas de réponse à donner à une inquiétude qui grandit fort. » Organisés par le syndicalisme majoritaire, les échanges entre agriculteurs disposant de stocks et ceux n’en ayant pas peuvent « encore durer trois ou quatre jours », estime M. Lapie, « mais après tout le monde sera à sec ». « On va rentrer dans la période où on récolte les betteraves et les pommes de terre, où on sème le blé », rappelle cet agriculteur marnais. Les fédérations demandent « le déblocage des stocks stratégiques pour fournir l’agriculture », une décision qui revient aux préfets de département. Une action syndicale aura lieu le 11 octobre dans la Marne en ce sens. De son côté, la Coordination rurale confirme des difficultés d’approvisionnement dans les Hauts-de-France et précise que « des rationnements de livraison de GNR sont évoqués », pour lesquels elle demande que les agriculteurs soient « prioritaires ».
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par Hélène Grafeuille
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