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L’amour est dans le pré : Charles-Henri recherche toujours sa Valentine !

14-02-2020

Actualité

Hors-champ

Candidat du Pas-de-Calais lors de la dernière saison de l’émission « L’amour est dans le pré », diffusée sur M6 d’août à décembre 2019, Charles-Henri Delattre reste un cœur un prendre. À l’occasion de la Saint-Valentin 2020, il revient sur son parcours télévisé et évoque les projets de sa ferme située à Incourt (62).

Deux mois après la fin de l’émission et une année « à 300 km/h », comme il la définit, Charles-Henri Delattre retrace son passage dans L’amour est dans le pré, programme de téléréalité suivi en moyenne par 3,5 millions de téléspectateurs sur M6.

Charles-Henri © Cecile Rogue/M6

As-tu trouvé fidèle ton portrait diffusé il y a un an dans l’émission L’amour est dans le pré ?

Oui, le portrait était très bien. Il reflétait mon quotidien d’agriculteur, mes passions et mes attentes. Les réactions de mes proches à l’issue de la retransmission ont été bonnes. Ça fait chaud au cœur.

Avais-tu préparé le speed-dating qui arrive juste après ?

Je ne me suis pas préparé du tout ! Je voulais être le plus naturel possible. J’avoue que j’ai peut-être un peu merdé lors des rencontres avec les personnes qui m’ont écrit mais c’est un moment éprouvant. Pas facile de se dévoiler devant une quarantaine de caméras braquées sur vous. Et puis, ça passe vite, il faut faire des choix en 10 minutes environ…

Comment as-tu perçu la suite de l’aventure ?

Après avoir invité deux candidates (Sandrine et Stéphanie, ndlr) à venir passer un séjour à la ferme, tout s’est enchaîné très rapidement. Tout devient sérieux, ça se bouscule dans la tête ! Nous avons heureusement passé de bons moments lors de leur visite. Même si ça n’a pas marché, je ne regrette pas ma participation. C’est une aventure humaine super enrichissante mais qui passe très vite, trop vite.

Tu es donc à nouveau à la recherche d’une Valentine ?

Avec Stéphanie (avec qui Charles-Henri a vécu une idylle durant l’émission, ndlr), nous nous entendions bien, mais je n’ai pas apprécié mon séjour chez elle. Après l’émission, j’ai eu la chance de rencontrer quelqu’un mais depuis un mois maintenant, je suis célibataire. Je m’aperçois qu’avec nos métiers de l’agriculture, ça n’est pas facile de composer avec une personne qui ne partage pas le même univers. Si on ajoute à cela la distance, ça se complique vraiment. Pas évident de trouver chaussure à son pied ! Sentimentalement, j’ai décidé de me laisser un peu de temps… 

Qu’as-tu pensé du tournage ?

L’atmosphère était conviviale avec les équipes de l’émission et les cameramen. En revanche, lors de la diffusion de certaines images, c’était la douche froide… La production m’a caricaturé comme étant un fou de travail ! Je n’ai pas du tout aimé ce passage. Certes, je travaille beaucoup mais je sais prendre du temps avec mon entourage, le samedi après-midi et le dimanche bien sûr. Nous avions pourtant enregistré beaucoup de chouettes moments de vie, où nous discutions et échangions. C’est dommage que tous ces instants n’aient pas été dévoilés au grand public. 

Quel est ton meilleur souvenir de cette aventure ?

Au-delà des rencontres, je retiens surtout l’ambiance avec les autres agriculteurs candidats. Nous formons une bonne équipe. J’ai aussi appris des choses sur les agricultures de notre pays. Avec les participants de la saison, nous nous sommes fixé rendez-vous le 28 février prochain au Salon de l’agriculture de Paris. Une bonne occasion de se revoir pour ceux qui peuvent faire le déplacement.

Et à l’inverse, le moins bon souvenir ?

Ce qui est difficile à supporter, mais nous y sommes préparés, c’est la méchanceté des gens. Sur les réseaux sociaux il y a des commentaires et des réactions très durs. 

Professionnellement, quels sont les projets pour ta ferme ?

Je m’intéresse particulièrement à l’agriculture de précision. Par exemple, je viens d’investir dans du nouveau matériel et je me lance dans des essais de terrain. Je vais travailler à la modulation des doses d’engrais en intraparcellaire.

En résumé, je veux apporter la bonne dose au bon endroit dans mes champs, notamment avec l’aide d’outils d’aide à la décision (OAD). Je suis allé en Allemagne quelques jours pour me renseigner sur ces pratiques. Si l’on veut que l’utilisation des produits phytos diminue, il faut déjà savoir les appliquer efficacement. Un projet de méthanisation est également en cours.

Peux-tu nous présenter cette unité de méthanisation ?

Nous sommes huit agriculteurs du Ternois à nous lancer dans un projet de méthaniseur collectif. Il sera situé à Éclimeux (62). Nous avons obtenu le permis de construire et le dossier ICPE (Installation classée pour la protection de l’environnement). Les premiers coups de pelle pour la construction devraient être donnés au mois de juillet.

Simon Playoult

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