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Coopératives agricoles : les agriculteurs aux manettes ?

03-12-2019

Grand format

Terre à terre

En ce mois de décembre, les assemblées générales des organismes professionnels, et notamment celles des coopératives, débutent. L’occasion de se pencher sur ce modèle particulier.

Le modèle des coopératives est par définition exigeant tant du côté des élus et des dirigeants que du côté des agriculteurs. Il demande à ce que les agriculteurs s’impliquent dans la gestion de l’outil qu’ils possèdent. Tout un programme à suivre dans notre grand format.

En France, trois agriculteurs sur quatre adhèrent à au moins une coopérative.
© Stéphane Leitenberger

Spécificité du monde agricole, les coopératives attirent toujours les agriculteurs. En France, ils sont trois sur quatre à adhérer à au moins une coopérative. L’adhésion à une coopérative demande des engagements de part et d’autre.

D’un côté, l’agriculteur souscrit des parts sociales dans la coopérative où il livrera sa production. Il devient donc associé coopérateur et propriétaire d’une partie de l’outil. Il peut ainsi prendre des décisions la concernant.

En contrepartie, la coopérative s’engage à accepter la totalité de la production de l’adhérent quelle que soit la qualité de la marchandise ou la localisation de l’exploitation. Le principe « un homme, une voix » permet à chaque adhérent d’avoir un droit de décision.

À ce jour, la région Hauts-de-France compte 38 coopératives agricoles et un peu moins de 400 Cuma (coopératives d’utilisation de matériel agricole). Depuis une dizaine d’années, ce nombre semble se stabiliser après de nombreuses fusions pour faire face aux enjeux internationaux.

Découvrez un panorama des coopératives agricoles dans les Hauts-de-France.

En parallèle, on peut noter une certaine forme de désengagement de la part des agriculteurs. La taille grandissante des coopératives serait-elle la principale raison ? Pour l’expert Xavier Hollandts, le nombre d’adhérents d’une coopérative n’est pas indissociable avec le degré de leurs engagements.

Retrouvez l’interview de Xavier Hollandts, docteur en Sciences de gestion : « Les coopératives se doivent de renforcer la vie mutualiste »

Face à ce constat, la plupart des coopératives se sont appropriées le sujet. Certaines d’entre elles ont mis en place des formations auprès des agriculteurs, les accompagnent dans la viabilité économique de leur exploitation et tentent de les mobiliser en communiquant davantage.

La vidéo de l’interview de Bertrand Magnien, président de Coop de France Hauts-de-France est ici : « Les coopératives sont faites pour les agriculteurs et par les agriculteurs »

Pour s’impliquer davantage dans sa coopérative, il parait important qu’un agriculteur se rende à l’assemblée générale de celle-ci. Certaines décisions stratégiques et économiques y sont votées. C’est également l’occasion d’obtenir des informations sur la campagne écoulée. Pas toujours compréhensible, le jargon utilisé peut parfois perdre l’auditoire.

Nous vous avons préparé un kit de survie pour appréhender les termes utilisés en AG : Le kit de survie en assemblée générale.

Enfin, certaines Cuma (coopératives d’utilisation de matériel), de par leur nombre d’adhérents important, peuvent être confrontées au manque d’implication des agriculteurs. L’une d’entre-elles, la Cuma Bio-territoires, implique ses adhérents dans des commissions économiques, managériale ou encore techniques.

Reportage à la Cuma Bio-territoires à Gouzeaucourt (59) qui nous explique son fonctionnement : Le collectif comme clé de réussite

Lucie Debuire

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