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| Par Maxime Schilt
Quatre mois après sa prise de fonctions, le préfet du Pas-de-Calais François-Xavier Lauch poursuit ses déplacements sur les territoires touchés par les inondations de 2023-2024. Mardi 21 avril, il s’est rendu à Béthune, au cœur du bassin versant de la Lys. Cette venue s’inscrit dans un objectif clair : « bien comprendre ce qui s’est passé », afin d’améliorer la gestion des crises futures.
Sur place, il a rencontré les acteurs locaux, notamment le Syndicat mixte pour le schéma d’aménagement et de gestion des eaux de la Lys (Symsagel). Cette concertation alimente deux documents structurants : un plan de résilience attendu avant l’été et un plan d’organisation de la réponse de sécurité civile (Orsec) inondation, prévu à l’automne.
« Je ne veux pas faire peur aux gens, ni leur mentir : les précipitations que nous avons eues en 2023-2024, ça arrivera un jour à nouveau. Le changement climatique fait que la récurrence de ce type de précipitation sera plus régulière », prévient le préfet. D’où la nécessité de « se préparer ». Il souligne alors les 27 millions d’euros mobilisés dans le dispositif Mieux reconstruire après inondation, désormais clôturé, qui visait à réduire la vulnérabilité des habitations.
La sensibilisation est un axe majeur. « Il faut que les habitants sachent quand ils habitent en zone inondable. » L’alerte en amont est déterminante : « On doit être capables de les alerter pour qu’ils aient le temps de prendre leurs précautions. » Parmi les outils mobilisables figure le dispositif FR-Alert, permettant l’envoi de SMS en cas de crise.
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Le plan de résilience en préparation doit fixer des orientations sur plusieurs années : développement des Papi (Programmes d’action de prévention des inondations), évolution de la gouvernance des bassins… En parallèle, le futur plan Orsec viendra préciser le « mode d’emploi » en situation de crise. Car la gestion hydraulique locale n’est pas simple. « Ici, vous avez des cours d’eau, des canaux, des wateringues… toute une série d’éléments extrêmement complexes à gérer. »
Au-delà des dispositifs techniques, le préfet insiste sur l’enjeu humain. « J’ai vu des habitants qui, plusieurs mois après, sont dramatiquement touchés par ce qu’ils ont vécu. » Le plan de résilience porte ainsi une promesse : « Ce n’est pas parce que deux ans se sont écoulés qu’on oublie »
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Maxime Schilt

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