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| Par Hélène Graffeuille
Près de 60 000 personnes décèdent, en moyenne, chaque année sur la période 2021-2023 dans les Hauts-de-France. Le taux de mortalité de la région s’élève ainsi à 1 121 décès pour 100 000 habitants (contre 952 pour 100 000 habitants pour l’Hexagone), soit une surmortalité de 17,7 % par rapport au niveau national. Les Hauts-de-France présentent le taux de mortalité le plus élevé de France métropolitaine.
Les cancers sont la principale cause de décès, devant les maladies de l’appareil circulatoire. À l’échelle infrarégionale, les taux les plus élevés se concentrent dans les territoires de l’ancien bassin minier, l’Avesnois et la Thiérache, plus exposés aux fragilités sociales. Selon l’Insee, parmi les facteurs associés à une mortalité plus élevée figurent notamment une« forte proportion d’ouvriers et de chômeurs », ainsi qu’une « faible densité de professionnels de santé ». À l’inverse, les taux sont plus faibles dans l’Oise et en Pévèle-Carembault. Ces territoires présentent une structure sociale plus favorable et une densité médicale plus élevée.
L’Insee a également fait paraître une étude sur le nombre de décès en juin et juillet dans les Hauts-de-France : 9 188 décès ont été enregistrés dans la région au cours des mois de juin et juillet, soit 679 de plus qu’en 2025 (+ 8 %).
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Des pics s’observent durant les épisodes de vigilance à la canicule. Au cours de la première période de vigilances, qui a eu lieu du 18 au 28 juin, 178 décès ont eu lieu en moyenne par jour. Les 25, 26 et 27 juin, le nombre de décès quotidiens a dépassé les 200, avec un pic le 26 juin à 228. Lors du deuxième épisode de canicule, du 8 au 17 juillet, le nombre moyen quotidien de décès a atteint 152 dans la région, le maximum étant atteint le 8 juillet avec 168 décès. Enfin, 158 décès ont été enregistrés en moyenne par jour lors des fortes chaleurs des 29 et 30 juillet.
Le nombre de décès s’accroît particulièrement pour les personnes de 75 ans et plus. La hausse des décès est marquée dans les Ephad et maisons de retraite. Les départements de l’Aisne et de l’Oise accusent les plus fortes progressions au sein de la région (+ 21 % et + 12 % sur un an).
Hélène Graffeuille
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