Creusées à partir du IXe siècle, les carrières de pierre calcaire d’Arras, appelées boves, nous emmènent dans les entrailles de la ville. Au cœur de l’Histoire avec un grand H. Des Carolingiens à la Première guerre mondiale, le labyrinthe souterrain n’a cessé de s’étendre et de s’agrandir. Carrières, caves puis caserne souterraine en 1914-1918, le réseau des galeries arrageoises vaut le détour.
Le calcaire extrait du sous-sol a d’abord permis d’ériger des remparts et « un blanc manteau d’églises » dans la ville. Pas moins de 11 seront édifiées, notamment sous l’impulsion de l’abbaye Saint-Vaast. Puis, le marché se développant au XIIe siècle, les carrières sont recyclées en caves, notamment pour les marchands. En tout ce sont près de 20 km de galeries à 12 mètres sous terre. Une certaine douceur y règne : 11° toute l’année.
Durant l’hiver 1916-1917, les Allemands édifient la ligne Hindenburg. Elle passe près d’Arras. De leur côté, les Britanniques, bloqués dans Arras, ont une idée de génie : faire relier les carrières d’extraction de la ville par les tunneliers néo-zélandais. Ils construisent ainsi, à 20 mètres de profondeur, un vaste réseau de carrières pouvant accueillir 24 000 soldats. Et des tunnels d’assaut, desquels ils déboucheront au printemps 1917, à quelques mètres des lignes allemandes.
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Frédéric Douchet

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