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| Par Maxime Schilt
« L’enjeu est de mettre l’IA au service de l’humain et non l’inverse. » C’est par cette formule qu’Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, a ouvert ce vendredi 12 juin à Lille le sommet « L’IA avec nous ». Après une journée de débats réunissant plus de 1 500 participants à Euratechnologies, l’événement se prolongera du 13 au 19 juin avec un festival régional comprenant près de 300 rendez-vous dans l’ensemble des Hauts-de-France.
Le rendez-vous du 12 juin est présenté comme « l’acte II » du Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle organisé à Paris en février 2025. L’objectif affiché est clair : rapprocher l’intelligence artificielle des citoyens, des entreprises et des territoires, tout en abordant les questions économiques, démocratiques, culturelles et industrielles soulevées par cette révolution technologique.
Dans son discours d’ouverture, Anne Le Hénanff a insisté sur la nécessité de rendre cette technologie accessible et utile. Pour la ministre, le sommet lillois doit permettre de prolonger les réflexions engagées à Paris tout en les ancrant davantage dans les territoires. « L’IA doit se développer partout en France, pour nous tous et avec nous tous. »
Elle a également souligné que l’intelligence artificielle ne devait pas être réservée aux experts ou aux grandes métropoles, mais devenir un levier de progrès pour l’ensemble du pays.
Au-delà des débats, le sommet sert de vitrine aux ambitions régionales. Anne Le Hénanff a rappelé que les Hauts-de-France disposent d’atouts majeurs pour accueillir les infrastructures nécessaires au développement de l’intelligence artificielle : foncier disponible, position stratégique au cœur de l’Europe, réseau logistique performant et énergie décarbonée grâce notamment au site nucléaire de Gravelines.
« Les Hauts-de-France sont aujourd’hui identifiés comme l’un des territoires qui feront fonctionner l’intelligence artificielle française de demain. » La ministre a notamment cité les annonces réalisées lors de Choose France et les projets d’investissements liés aux centres de données et aux capacités de calcul nécessaires au développement des modèles d’IA. « Avec l’annonce de 45 milliards de dollars par Softbank notamment. »
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Une ambition partagée par le président du conseil régional, Xavier Bertrand. « Tout l’intérêt d’accueillir les data centers chez nous est de pouvoir poser les conditions. » Avec en première ligne la protection des données mais également de faciliter l’accès aux capacités de calcul pour les entreprises et institutions locales.
Les Hauts-de-France cherchent à se positionner à la fois comme un territoire d’innovations et comme un laboratoire de démocratisation de l’intelligence artificielle. Le président a ainsi annoncé que des campus de formation à l’IA seraient créés sur les sites des data centers. « L’enjeu est que l’IA soit accessible partout et pour tous », affirme Xavier Bertrand.
Maxime Schilt

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