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12-06-2026

Pourquoi Lille est l’épicentre de l’IA française ce vendredi 12 juin ?

Plus de 1 500 participants sur place, des milliers de spectateurs en ligne, plus de 70 intervenants et trois scènes de conférences : le sommet « L’IA avec nous » a attiré la foule vendredi 12 juin à Euratechnologies, à Lille.

3 minutes

La ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, Anne Le Hénanff, a ouvert vendredi 12 juin à Lille le sommet « L’IA avec nous »

« L’enjeu est de mettre l’IA au service de l’humain et non l’inverse. » C’est par cette formule qu’Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, a ouvert ce vendredi 12 juin à Lille le sommet « L’IA avec nous ». Après une journée de débats réunissant plus de 1 500 participants à Euratechnologies, l’événement se prolongera du 13 au 19 juin avec un festival régional comprenant près de 300 rendez-vous dans l’ensemble des Hauts-de-France.

Le rendez-vous du 12 juin est présenté comme « l’acte II » du Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle organisé à Paris en février 2025. L’objectif affiché est clair : rapprocher l’intelligence artificielle des citoyens, des entreprises et des territoires, tout en abordant les questions économiques, démocratiques, culturelles et industrielles soulevées par cette révolution technologique.

« Mettre l’IA au service de l’humain »

Dans son discours d’ouverture, Anne Le Hénanff a insisté sur la nécessité de rendre cette technologie accessible et utile. Pour la ministre, le sommet lillois doit permettre de prolonger les réflexions engagées à Paris tout en les ancrant davantage dans les territoires. « L’IA doit se développer partout en France, pour nous tous et avec nous tous. »

Elle a également souligné que l’intelligence artificielle ne devait pas être réservée aux experts ou aux grandes métropoles, mais devenir un levier de progrès pour l’ensemble du pays.

Les Hauts-de-France veulent s’imposer comme un territoire clé de l’IA

Au-delà des débats, le sommet sert de vitrine aux ambitions régionales. Anne Le Hénanff a rappelé que les Hauts-de-France disposent d’atouts majeurs pour accueillir les infrastructures nécessaires au développement de l’intelligence artificielle : foncier disponible, position stratégique au cœur de l’Europe, réseau logistique performant et énergie décarbonée grâce notamment au site nucléaire de Gravelines.

« Les Hauts-de-France sont aujourd’hui identifiés comme l’un des territoires qui feront fonctionner l’intelligence artificielle française de demain. » La ministre a notamment cité les annonces réalisées lors de Choose France et les projets d’investissements liés aux centres de données et aux capacités de calcul nécessaires au développement des modèles d’IA. « Avec l’annonce de 45 milliards de dollars par Softbank notamment. »

Lire aussi | Les principales annonces de Choose France pour la région

Une ambition partagée par le président du conseil régional, Xavier Bertrand. « Tout l’intérêt d’accueillir les data centers chez nous est de pouvoir poser les conditions. » Avec en première ligne la protection des données mais également de faciliter l’accès aux capacités de calcul pour les entreprises et institutions locales.

Les Hauts-de-France cherchent à se positionner à la fois comme un territoire d’innovations et comme un laboratoire de démocratisation de l’intelligence artificielle. Le président a ainsi annoncé que des campus de formation à l’IA seraient créés sur les sites des data centers. « L’enjeu est que l’IA soit accessible partout et pour tous », affirme Xavier Bertrand.

Maxime Schilt

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