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09-07-2026

Que dit le plan d’urgence engrais azotés lancé par le gouvernement ?

Face à la flambé des prix des engrais azotés, depuis le début de la crise au Moyen-Orient, le gouvernement a annoncé le 9 juillet 2026 une aide d’urgence destinée à protéger les agriculteurs français et sécuriser la prochaine campagne agricole ainsi qu’une stratégie durable de souveraineté en matière d’engrais.

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plan engrais azotés – Que dit le plan d’urgence engrais azotés lancé par le gouvernement ? © Xavier Remongin / agriculture.gouv.fr

Un guichet d’aide simple et rapide pour soutenir les achats d’engrais azotés

La Ministre de l’agriculture, Annie Genevard, a demandé à la Commission européenne, avec d’autres Etats membres, de mobiliser la réserve de crise communautaire pour contribuer à l’effort nécessaire pour garantir la prochaine campagne agricole.

La Commission a décidé le déblocage de la réserve de crise et annoncé le 1er juillet l’attribution d’une aide de 107 millions d’euros au bénéfice des agriculteurs français, premiers consommateurs européens d’engrais azotés, qui pourra être abondée par des crédits nationaux, pour un montant total pouvant atteindre jusqu’à 145 millions d’euros.

Concrètement, quel est le montant de cette aide pour les agriculteurs ?

Le dispositif retenu est le suivant : une aide de 50 euros par tonne d’engrais azotés simples à tous les agriculteurs, plafonnée à hauteur de la moitié de leur consommation de 2025 et portée à 70 euros par tonne pour les agriculteurs dont les engrais pèsent plus de 10% de leurs charges.

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Quels sont les achats concernés ?

L’aide s’appliquera aux achats d’engrais azotés effectués entre le 1er juin 2026 et le 30 septembre 2026. A cette date, un point de situation permettra d’apprécier l’évolution du prix des engrais lié à la situation au Proche Orient.

En parallèle d’une stratégie durable

Au-delà de cette réponse d’urgence, le Gouvernement engage une stratégie de long terme visant à réduire la dépendance de la France aux engrais importés et à renforcer la compétitivité de la filière autour de trois priorités :

  • Mieux utiliser les engrais : le Gouvernement renforcera les outils permettant aux agriculteurs d’adapter au plus juste leurs apports en engrais, notamment grâce aux bilans azotés à la parcelle, aux analyses de sols et aux outils d’aide à la décision. L’objectif est d’augmenter de 40 % les surfaces bénéficiant d’un bilan azoté entre 2020 et 2030, de réduire de 20 % le surplus brut d’azote d’ici 2030, de porter à 30 % la part des systèmes de production à bas intrants et d’atteindre 2,7 millions d’hectares de légumineuses cultivées à l’horizon 2030.
  • Développer les alternatives organiques : le plan soutiendra une meilleure valorisation des effluents d’élevage et l’amélioration des pratiques agricoles afin d’atteindre 80 % de fosses couvertes pour les effluents liquides bovins et porcins. Il vise également l’enfouissement de 30 % de l’urée et de 20 % des solutions azotées dans les douze heures suivant leur épandage d’ici 2030.
  • Produire davantage d’engrais décarbonés en France : l’État accompagnera un programme d’investissement industriel de 2 milliards d’euros sur dix ans, soutenu à hauteur de 620 millions d’euros, pour moderniser les capacités de production existantes et développer de nouvelles capacités de production d’engrais azotés décarbonés. Ces investissements permettront d’augmenter de 20 % la production nationale d’engrais azotés d’ici 2032.

Les producteurs d’engrais bénéficieront également à titre exceptionnel en 2026, au titre des dépenses de 2025, de l’ouverture de la compensation carbone indirecte (CCO₂), afin de limiter l’impact du coût du carbone sur leurs factures d’électricité.

Enfin, la France demande à la Commission européenne une évolution pragmatique de la trajectoire du marché carbone européen (ETS), afin d’accompagner la décarbonation du secteur tout en limitant ses effets sur la compétitivité industrielle et les coûts supportés par les agriculteurs.

La rédaction

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Agriculture engrais Hauts-de-France

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