Actualité
23-03-2020

Min de Lomme: « On a la marchandise ! »

Dans le contexte actuel de propagation du coronavirus et de confinement, chaque entreprise s’adapte. Au Min de Lomme (59), une partie des activités est à l’arrêt mais le marché de gros continue de fonctionner.

« On a la marchandise ! » Didier Delmotte, directeur du Marché d’intérêt national (Min) de Lille, se veut rassurant. La marchandise est bien là, les chauffeurs de poids lourds continent à en apporter quotidiennement.

Mais le marché de gros régional a dû s’adapter à la crise. Traditionnellement lieu d’échanges, de flux, de contacts, l’endroit a muté. Difficile d’imaginer cette fourmilière avec ses bâtiments et ses allées en partie déserts. « Ça fait bizarre », confie le directeur.

« Du côté des fleurs et des plantes, tout est fermé, précise-t-il. Les grossistes de fruits et légumes qui livrent les restaurants ou la restauration publique sont au chômage technique. Restent les grossistes sur carreau pour lesquels les professionnels viennent directement sur place. »

Des commandes par téléphone ou par mail

Pour ces derniers, quelques adaptations sont de mise pour respecter les gestes barrières : « On incite les clients à passer commande par téléphone ou par mail, souligne Didier Delmotte. De plus, plus personne n’entre à l’intérieur des bâtiments, on a demandé à ce que les échanges se fassent dehors. »

Toutes les visites extérieures sont bien sûr annulées, et « les startups (accueillies sur le site, ndlr) sont rentrées chez elles ».

Des demandes de masques, de gants et de gel hydroalcoolique ont été faites pour protéger tous les travailleurs du site. « On est comme tout le monde, on passe après les soignants, c’est normal », confie Didier Delmotte.

Au marché de Rungis

De son côté, le marché de Rungis a dû également s’adapter en un temps record, explique à l’AFP son président Stéphane Layani, le 21 mars : « Nous avons augmenté les effectifs de nettoyage en matinée, l’utilisation des canons à mousse et du rinçage haute-pression, et interdit les visites de toute personne extérieure au marché. »

Depuis le 23 mars, un sas sanitaire à l’entrée de chaque pavillon obligera chaque entrant à se laver les mains. Des contraventions pouvant aller jusqu’à 450 euros tomberont sur les récalcitrants.

Laura Béheulière

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