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02-04-2026

Semaine de la presse pour ces CE1 à Lille : sous les pavés, la page !

À l’occasion de la semaine de la presse, des élèves de CE1 ont visité le musée de l’Hospice comtesse. Une semaine plus tard, la journaliste qui les avait accompagnés revenait dans leur classe pour répondre à leurs mille et une questions et se lancer dans l’écriture d’un article.

4 minutes

Deux enseignantes, une guide et trois accompagnateurs : un minimum pour canaliser la curiosité débordante des élèves de CE1 de l’école Turgot lors de la visite de l’Hospice comtesse à Lille le 23 mars. © J. D. P.

La curiosité est l’une des plus grandes qualités du journaliste. Si celle-ci est innée chez les enfants – et ces CE1 de l’école Turgot, à Lille, ne font pas exception -, elle se traduit par des questions en cascade : là-dessus on peut compter sur Mohamed, Wesley et Ishak entre autres.

Mais être curieux c’est aussi écouter les réponses, puis les mettre en forme et les transmettre – c’est la mission des journalistes – et ça demande davantage d’apprentissages. Tout comme la visite des musées qui n’est pas innée mais s’apprivoise à force de pratique : une gymnastique. Voilà le programme chargé de la vingtaine d’élèves des classes de Pauline Minebois et Estelle Paris lundi 23 et 30 mars derniers. Une façon concrète de parler information et journalisme à l’occasion de la semaine de la presse et des médias dans l’école.

Un après-midi au XVIIIe siècle

Lundi 23 mars, une vingtaine d’élèves de CE1 pénètre dans la cour pavée de l’Hospice comtesse, à Lille. Marie, la guide, explique que l’ancien hôpital accueillait les pauvres au XVIIIe siècle. « Des hommes uniquement, même si celles qui les soignaient étaient des femmes exclusivement : des religieuses », dont le bâtiment d’habitation sera aujourd’hui le vaisseau à voyager dans le temps pour ces enfants du XXIe siècle. « C’est la comtesse Jeanne de Flandre qui a décidé de faire construire cet hospice », explique la guide déclenchant un sonore : « Comme l’hôpital où je suis née ! » Par contre, pour être bien sûr, un des camarades demande confirmation d’un élément qui le turlupine quelques minutes plus tard dans les vestiaires : « À l’époque, il y avait des ascenseurs ? »

Dans la cuisine, les élèves enchaînent les pourquoi ? Et aux questions, multiplient les réponses : « – Est-ce que vous connaissez des maladies très graves ? – La peste. – La grippe. – L’apocalypse. » Certains ont une connaissance très fine des us et coutume « de l’époque », formulent-ils, comme cette espèce de bec qui composait le costume du médecin d’alors, et qui lui permettait de placer des mixtures odorantes pour masquer celles de la maladie.

Si dans la bouche des élèves les chandelles se transforment en « lampe torche », c’est surtout une curiosité naturelle réjouissante qu’on retient.

Dans la salle à manger, les enfants sont invités à observer un meuble richement sculpté évoquant les cinq sens, puis un tableau figurant un lion, symbole de ? «– La France ! – Une voiture ! » Non, la Flandre. Dans la pharmacie, huit ex-voto, ces portraits d’enfants guéris, rappellent combien la vie était fragile « à l’époque ». Quand ils sont invités à sentir les ingrédients utilisés pour concocter des remèdes, une élève reconnaît « un bâton de Chanel ! » Presque. Et si dans la bouche des élèves les chandelles se transforment en « lampe torche », c’est surtout une curiosité naturelle réjouissante qu’on retient.

Un après-midi dans les baskets d’une journaliste

Mais alors, une semaine plus tard : qu’ont retenu de leur visite la vingtaine d’élèves ? Spoiler : « Le monsieur qui vomiiiiiit sur le tableau ! » Mais pas seulement. Direction la classe de « madame Paris » où la rejoint sa collègue « madame Minebois » et sa dizaine d’élèves ainsi que « madame Dauchy », maîtresse Rased (réseau d’aide spécialisée aux élèves en difficulté).

Pourquoi journaliste ? Parce qu’on est curieux et qu’on aime transmettre. Un peu comme une maîtresse, tiens, avec qui on partage le fait de ne pas avoir choisi son métier pour l’argent mais pour le sens qu’il a.

Puisqu’ils ont déjà travaillé sur la presse et auront une leçon dédiée sur ce qu’est une information, l’idée est de leur expliquer pourquoi on devient journaliste. Pourquoi ? Parce qu’on est curieux, donc, et qu’on aime transmettre. Un peu comme une maîtresse, tiens, avec qui on partage le fait de ne pas avoir choisi son métier pour l’argent mais pour le sens qu’il a. « C’est utile à la vie ? », interroge Mohamed. À la société, oui. En tout cas c’est l’idée.

S’ensuit un rapide décryptage de l’organisation d’un article sur fonds de journaux Terres et Territoires, what else ? Rubrique, titre, chapô, texte, photo, légende et signature sont les ingrédients de base. Répondre aux 5 W : what / quoi ? Who / qui ? Where/ où ? When/ quand ? et Why/ pourquoi ? est la mission de l’article. Et c’est naturellement une mission acceptée pour les élèves qui planchent collectivement, puis par groupes, sur le message essentiel et sur les souvenirs qu’ils gardent de cette immersion dans le Lille du XVIIIe.

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