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Arnaud, le maraîcher de Koh-Lanta : « Mes racines agricoles m’ont bien aidées dans l’aventure »

30-04-2021

Actualité

Hors-champ

Avec son look de viking et un moral à toutes épreuves, il s’impose comme l’un des aventuriers phares de cette nouvelle saison de Koh-Lanta. Arnaud, agriculteur de 36 ans, revient sur son parcours dans l’émission et nous présente sa ferme située en Moselle (57).

©A.ISSOCK/ALP/TF1
Arnaud, l’aventurier de Koh-Lanta cultive 170 hectares, principalement des céréales, en Moselle. © A.ISSOCK/ALP/TF1

Quel bilan tires-tu de cette première partie de l’aventure ?

Je m’étais fixé comme objectifs de ne pas être éliminé le premier et d’arriver si possible jusqu’à la réunification des deux équipes. Je suis donc plutôt satisfait de mon parcours malgré le fait que la tribu rouge ait été rapidement décimée. Mais comme on a pu le voir dans le dernier épisode (les éliminations surprises de Mathieu et Shanice, candidats jaunes, ndlr), le moral revient !

Qu’est ce qui t’a le plus marqué dans le jeu ?

Franchement, l’aventure complète vous marque. À commencer par le fait de devoir faire un feu… C’est une fierté d’y être parvenu en premier avec notre équipe. Sans parler des épreuves ! Il y a sans arrêt des rebondissements et des faits de jeu.

Tu sembles hermétique aux conditions de vie sur le camp : la fatigue, la faim, la météo, les tensions…

C’est vrai qu’on me voit souvent comme tel à la télévision mais je peux vous assurer que Koh-Lanta est une aventure compliquée pour chacun des participants. J’ai juste un peu plus d’âge et donc d’expérience peut-être que certains. Je prends les choses du bon côté et me dis qu’il y a aura des moments meilleurs en cas de coup dur. Nous avons la chance de participer à l’émission, je voulais en profiter à fond.

À relire : Deux agriculteurs s’aventurent dans Koh-Lanta

Ton côté « rural » t’a-t-il aidé dans la survie ?

Oui, mes racines agricoles m’ont bien aidées dans l’aventure. En tant qu’agriculteurs, nous sommes habitués à vivre parfois des situations difficiles et à continuer à faire notre métier, peu importe les conditions. On apprend à relativiser beaucoup dans le milieu agricole.

Justement, comment t’es tu organisé sur ta ferme durant le tournage en Polynésie ?

Les anciens ont géré ! Mon père et mon beau-père, tout deux retraités, ont repris du service. Le tournage a eu lieu à l’automne 2020, ils se sont occupés des semis. Heureusement, c’est une période assez creuse pour l’agriculture.

Peux-tu nous présenter ton exploitation ?

Je cultive 170 hectares, principalement des céréales : blé, orge, tournesol, colza. J’ai créé en parallèle un atelier de poules pondeuses (de 60 volailles environ) et une activité de maraîchage biologique. Je me suis lancé dans la vente directe de paniers fermiers.

« Mes racines agricoles m’ont bien aidées dans l’aventure. En tant qu’agriculteurs, nous sommes habitués à vivre parfois des situations difficiles et à continuer à faire notre métier, peu importe les conditions. »

À l’issue de l’émission, quel a été ton premier réflexe à ton retour sur tes terres ?

Nous avons fait une réunion familiale pour faire un point complet : savoir les travaux qui avaient été faits et ceux qui restaient à faire. Pour être franc, mon premier réflexe a été de mettre à jour la compta et la paperasse !

Que fais-tu dans les champs en ce printemps ?

Les nuits ont été très fraîches en avril, mais la chaleur revient petit à petit. Je vais bientôt planter mes pommes de terre et remplir mes serres car le sol s’est réchauffé.

Ta nouvelle notoriété risque de doper les ventes de tes légumes…

Peut-être ! Il y aura surement des curieux qui passeront sur la ferme. Mais je n’ai pas envie de booster mes ventes plus que ça. Je veux que mon activité de maraîchage reste à taille humaine. Pour l’instant, les commandes que je vends me suffisent amplement à écouler tous mes légumes.

Propos recueillis par Simon Playoult

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