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30-10-2020

Fleur française : bouquet de saison, qu’y met on ?

Les fleuristes pourront rester ouvert jusqu’au dimanche 1er novembre 2020 au soir, pour célébrer la Toussaint. Il est, plus que jamais, l’heure de soutenir la profession et la production française. Petits conseils avisés d’Hélène Taquet, du Collectif de la fleur française.

Les chrysanthèmes sont tendance en bouquet. © ferme_de_lescinquit
Renoncule © Hortisud

Soutenir l’économie locale ou française, soutenir les petits commerçants et faire du bien au yeux et moral. Toutes les raisons sont bonnes ce week-end pour craquer pour un beau bouquet. Alors ? Quelques conseils tendances et responsables pour colorer (un peu) notre intérieur.

« Les renoncules et les anémones vont arriver du Var« , se réjouit la fondatrice du Collectif de la fleur française, à l’origine d’un annuaire en ligne des producteurs et fleuristes engagés pour une production locale et responsable.

Anémones. © Hortisud et collectif de la fleur française
Chrysanthèmes

« On remet aussi au goût du jour les chrysanthèmes », poursuit la spécialiste. Devenue reine des cimetières, c’est pourtant « une fleur impériale au Japon ! Allez par exemple jeter un œil aux spider. Elles sont magnifiques, ça vaut le coup… »

Mimosa

Avec un peu de patience – Hélène Taquet semble s’en réjouir d’avance – l’on verra aussi arriver le lumineux mimosa. Avec lui, coup de soleil garanti !

Saule

Cette année, la tendance est au mélange des genres : « Il ne faudra pas hésiter à mêler fleurs fraîches et sèches ensemble ! »

On pourra aussi introduire du branchage ou des graminées aux compositions de saison.


Lire aussi : Fleur française : « On cultive l’exception » , le portrait d’Hélène Taquet


Hélène Taquet, fondatrice du Collectif de la fleur française, elle même agricultrice et productrice de fleurs dans le Cambrésis, se dit inquiète pour la filière horticole. « À l’heure actuelle, le plus difficile ce sont les commandes publiques, qui sont à l’arrêt. »

Relocalisation de la production

Plutôt spécialisée dans la fleur coupée, elle remarque, pourtant, un véritable mouvement de fond en train d’opérer en faveur de la fleur française. « Il y a une vraie dynamique. De grandes écoles de fleuristes françaises nous contactent pour proposer des modules de formation dédiés à la production française. Certains établissements régionaux se tournent vers des producteurs locaux pour s’approvisionner !« 

Pour elle, la relocalisation de la production prend tout son sens aujourd’hui : « Tous les membres de notre collectif qui proposent au moins 50 % de fleurs françaises sur l’année ont tenu le coup après le premier confinement ! C’est triste à constater, mais ceux qui ne se sont pas remis en cause ont dû mettre la clé sous la porte. »

Agathe Villemagne

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