

Soutenir l’économie locale ou française, soutenir les petits commerçants et faire du bien au yeux et moral. Toutes les raisons sont bonnes ce week-end pour craquer pour un beau bouquet. Alors ? Quelques conseils tendances et responsables pour colorer (un peu) notre intérieur.
« Les renoncules et les anémones vont arriver du Var« , se réjouit la fondatrice du Collectif de la fleur française, à l’origine d’un annuaire en ligne des producteurs et fleuristes engagés pour une production locale et responsable.


« On remet aussi au goût du jour les chrysanthèmes », poursuit la spécialiste. Devenue reine des cimetières, c’est pourtant « une fleur impériale au Japon ! Allez par exemple jeter un œil aux spider. Elles sont magnifiques, ça vaut le coup… »

Avec un peu de patience – Hélène Taquet semble s’en réjouir d’avance – l’on verra aussi arriver le lumineux mimosa. Avec lui, coup de soleil garanti !

Cette année, la tendance est au mélange des genres : « Il ne faudra pas hésiter à mêler fleurs fraîches et sèches ensemble ! »
On pourra aussi introduire du branchage ou des graminées aux compositions de saison.
Lire aussi : Fleur française : « On cultive l’exception » , le portrait d’Hélène Taquet
Hélène Taquet, fondatrice du Collectif de la fleur française, elle même agricultrice et productrice de fleurs dans le Cambrésis, se dit inquiète pour la filière horticole. « À l’heure actuelle, le plus difficile ce sont les commandes publiques, qui sont à l’arrêt. »
Plutôt spécialisée dans la fleur coupée, elle remarque, pourtant, un véritable mouvement de fond en train d’opérer en faveur de la fleur française. « Il y a une vraie dynamique. De grandes écoles de fleuristes françaises nous contactent pour proposer des modules de formation dédiés à la production française. Certains établissements régionaux se tournent vers des producteurs locaux pour s’approvisionner !«
Pour elle, la relocalisation de la production prend tout son sens aujourd’hui : « Tous les membres de notre collectif qui proposent au moins 50 % de fleurs françaises sur l’année ont tenu le coup après le premier confinement ! C’est triste à constater, mais ceux qui ne se sont pas remis en cause ont dû mettre la clé sous la porte. »
Agathe Villemagne

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